Kiri

Photos & vidéos perso, news

04 mai 2008

Comment de marrer le week-end du 1er mai ?

Haaaaaaaaaaa, ben enfin, une petite news bien croustillante. Nan parce que y faut bien dire que ces derniers temps les émissions d’informations provenant du grand ouest étaient relativement limitées et contenues dans de simples « vous allez bien », « je vous embrasse » ou encore « voici ma liste anniversaire ». alors que pourtant il s’en est passé des trucs, mine de rien : mon premier boulot, mon installation à Nantes, les compétitions d’ultimate frisbee dans lesquelles je me lance avec une joie pétillante, les stores ikea impossible à fixer au mur, les moutons de poussières dans certains coins reculés de mon appart, le tas régulier de fringues pas repassées, et puis dernièrement le marathon impossible (et pourtant si !) à terminer qu’et celui de Paris, merci mes mollets d’avoir accepté de supporter la stupidité des ordres envoyés par mon petit cortex.

 

Mais dernièrement en est arrivée une ultra croustillante, là c’est du Krunch craquant de chez craquant, il s’agit de mon aventure aux Pays-Bas ce week-end pour aller fêter le fête de la reine. Bon alors je vous refais pas le topo du bidule hein, je vous avais déjà écrit une tartine géante sur cet événement lorsque j’y étais allé pour la première fois en 2006 pendant mon stage en Hollande. Il s’agit donc de l’anniversaire (ou de l’anniversaire de sa mort d’ailleurs je sais plus trop trop) de la reine Elisabeth, je crois (…). Bref c’est un genre de fête nationale, ou pendant 2 jours les mots clés sont : faxe free (commerce sans TVA, aussi bien dans les grosses enseignes que dans la rue), alcool (les hollandais sont très très fort), musique à fond et du orange partout, la couleur nationale.

 

Sauf que cette année, tout un tas d’événements non prévu au programme initial sont venus se greffer sur ces 3 jours, transformant ce présumé paisible week-end en une succession de catastrophe plus ou moins marrante transformant le tout en une bouillie que l’on pourrait aisément qualifier de sans nom….

 

 Le programme initial justement : décollage de Nantes mercredi 30 au matin à 6h50, arrivée à Dam (c’est Amsterdam pour les intimes, hihihi) à 9h, petite balade dans les ruelles ensoleillées d’une Amsterdam soudainement vidée de ces fêtards de la veille, désormais occupés à cette heure là à repeindre leur toilettes et à chercher un coin pour dormir qui soit un peu moins dur que le pavé où ils ont commatés une bonne partie de la nuit qui vient de s’achever J Se poser dans un ptit café, et attendre paisiblement Sophie qui doit arriver par le train de 14h à Dam. Puis Benjamin, le copain de Sophie, devait à la base débarquer sous un soleil éclatant vers 19h, et une fois les sacs posés à la consigne de la gare, nous devions tous ensemble rejoindre les désormais réveillés fêtards de la veille dans des rues cette fois-ci bondées de chanteurs et de bonne humeur. Puis nous aurions dû prendre le dernier train pour se rendre à Utrecht, dans le centre de

la Hollande

, rejoindre Jessica, une ancienne collègue de travail de Benjamin, et son copain, Fabien, pour aller dormir chez eux. Puis jeudi et vendredi, nous devions nous balader un peu partout en Hollande. Et à la base, Jess ne pouvait me loger que mercredi soir et jeudi soir, du coup je m’étais réservé un peu à la dernière minute, il faut bien le dire, un hôtel juste à coté de l’aéroport pour repartir samedi en pleine forme avec l’avion de 9h, direct pour Nantes….

 

Mais seulement voila, ha oui mais seulement, tout le problème réside dans ce mais seulement :…… RIEN……. ne s’est passé comme prévu. (tatatataaaaaaaaaaaaaaaa, la grosse musique de film d’horreur). La densité tuileuse a été, on peut le dire, particulièrement élevée, hihihi, faisant du même coup franchement varier le tuilomètre, oui oui oui, le tuilomètre. Vous allez vous aussi apprendre à connaître cet étrange appareil en lisant ce qui suit…

 

Mardi soir : préparation du sac, calage des horaires des bus pour rejoindre l’aéroporté, je me couche confiant à minuit en calant 2 réveils à 4h du matin, dont un surpuissant, vous savez ces petits tics tacs qui vous déclenchent une alarme de pompier… Seulement voila, pour les faire marcher, Jean-Michel, il faut les remonter, et c’est justement ce que j’ai oublié de faire. Du coup mercredi matin, je bondis d’un coup et hurle en découvrant les aiguilles de ma montre horriblement positionnées sur 6h55. ARRRRRRRRRRRRRRGHHHHHH, ca commence bien, j’ai loupé mon avion !!!!! Ni une ni deux, je fonce sur internet réserver un billet de train. Je découvre alors les réalités de la vie : 8h30 de trajets en train contre 1h20 en avion, avec changement à paris et à Bruxelles, youhouuuuu, trop cooooooooooooooolllll, le tout bien évidemment bercé d’un agréable prix à 3 chiffres, juste pour l’aller….. Aie Aie Aie….

 

Bon c’est pas tout ca mais il faut partir, si je veux pas en plus louper le train que je viens d’acheter. Sur le trajet, le doute que fait apparaitre la discussion avec ma moman chérie au téléphone (bonjour, d’ailleurs) est confirmé par la centrale d’achat de Air France. Un billet aller-retour n’est valable que si l’aller est enregistré. Autrement dit, vu que je n’ai pas enregistré mon billet à l’aller, mon billet retour n’est pas non plus valable. Seules les taxes d’aéroport me seront remboursées…. Gloups…. Me voila désormais parti pour la hollande en ne sachant absolument pas si j’aurai une place dans un quelconque train pour revenir. Géniaaaaal, merci le réveil….

 

En arrivant à Bruxelles, je décide pendant le changement d’acheter mon billet retour. Je me trouve un ptit retour de 8h là aussi, le samedi matin, me faisant arriver à Nantes à 16h au lieu des 10h30 prévus à la base avec l’avion. Adios donc le ptit barbec sur la plage avec les potes… Le tout, bien évidemment, pour un autre prix à 3 chiffres, j’adore…J’apprends aussi qu’un changement supplémentaire va avoir lieu à Amsterdam, car pour éviter d’engorger la gare pour la fête de la reine, tous les trains internationaux sont redirigés vers l’aéroport, à partir duquel des navettes sont organisées pour la gare centrale. Au final, 8h30 et 3 changements après être parti, et surtout 7h après l’horaire initialement prévu, je foule enfin le sol de la gare centrale, et j’y retrouve Sophie, écroulée de rire par l’histoire plus ou moins rocambolesque que je viens de vivre. Nous découvrons alors ensemble la 3eme tuile de la journée : les consignes de la gare d’Amsterdam sont fermées pour la fête de la reine, sans doute à cause du plan vigipirate du coin. Nous partons donc avec nos sacs de marche sur le dos nous balader dans les rues déjà bien bondées d’Amsterdam. J’enfile mon costume à paillette et ma perruque rouge du marathon, et c’est parti !!!!!!!! Tous les soucis s’évaporent d’un coup, lorsque des hollandais éméchés se mettent à danser avec nous, embarqués dans des chansons visiblement typique que tout le monde connaît par cœur. Ca, à chaque coin de rue, les rires et les cris submergent les habituels brouhaha du tram et des voitures.

Voila donc pour la tuile du billet d’avion. Le tuilomètre est au niveau 2, puisque ya aussi la tuile des consignes…

 

Aucune circulation ce jour, tout Dam est réservé aux piétons : 6 millions de visiteurs attendus, pour une ville qui ne compte que 600.000 habitants, forcément ca fait du bruit, hihihi. J’ai retrouvé un petit bar que j’avais repéré il y a deux ans. Il est toujours là, accroché à son petit canal, avec sa petite terrasse pavée et ses ptits canards qui viennent barboter paisiblement (me sens vachement grand là, au milieu de tous ces ptits bidules, hihihi). 19h sonne, nous partons retrouver Benjamin à la gare. Il nous raconte avoir fait la connaissance d’un mec dans le train entre l’aéroport et la gare (20 minutes) qui lui semble honnête et qui accepterai de garder pour lui sa valise à l’hôtel. Il a pas peur de laisser comme ca sa valise. En fait nous apprenons au fil de la discussion que ce mec est en fait un acteur porno Serbe, invité par PlayBoy magazine, au très luxueux hôtel Victoria, pile en face de la gare (rien que ca). Faut le faire quand même, hihihi. Benjamin récupérera sans problème sa valise à 11h du soir. Balèze, respect J

 

Nous rentrons tout joyeux sur Utrecht en train, puis nous nous endormons tout jouasse chez le copain de Jess, le hollandais Fabien. Le lendemain, le tuilomètre va monter à son troisème niveau… Nous décidons de partir pour les fameux moulins de Hollande, de Kinderdicht, que j’avais visité avec Matthieu et Marie (salut mes ptits loups, au fait) il y a deux ans. Le temps est dégagé, un peu frais. Fabien nous emmène en voiture, et nous arrivons bientôt sur place. C’est alors qu’un orage semble éclater au loin, avec un superbe éclair qui illumine le ciel. Nous continuons notre route, et d’un coup BAM !!!!!!! On vient de se faire frapper en voiture par la foudre !!!!!

 

C’est un truc inouïe, ca ne m’étais jamais arrivé avant !!! En fait, on tournait à gauche dans la rue, et j’étais assis en passager avant, donc je regarde à droite pour les éventuelles voitures. Soudain, un immense flash lumineux semble s’écraser juste à coté de la voiture, à, je sais pas moi, ptet

3 mètres

sur la droite… Et même pas le temps de réaliser que c’est un éclair qu’une explosion d’une puissance phénoménale retentit juste au-dessus de la voiture, nous faisant tous sursauter. On a eu l’impression qu’une bombe venait de péter juste au-dessus de nous. Je n’ai jamais vu de bombe exploser, mais j’imagine très bien que ca doit se rapprocher de ce truc. Un bruit sourd, très court, et extrêmement puissant, pas du tout le long toussotement d’un tonnerre qui vient d’éclater à 3km de là… La vache, j’ai eu la pétoche de ma vie !!!!

 

Fabien s’est mis en warning

10 m

plus loin, pour souffler un peu. On avait tous la chair de poule. Les gens sortaient des maisons pour voir ce qui s’était passé. Les alarmes des voitures garées là sonnaient à tue-tête, déclenchées par ce BOUM. Et encore, nous dans la voiture, on avait les vitres fermées, mais j’imagine pas le barouf que ca a du faire dehors, absolument dingue ce truc !!! Nous disions donc tuilomètre à 3. Enfin non, plutot 2,5 en fait, car c’est pas vraiment une tuile, ya pas eu de mort et la voiture n’a pas volé en miettes, mais n’empeche que ca vous arrive pas tous les jours ce genre de truc, hihihi.

 

Nous visitons donc ces moulins, puis soudain Benjamin fouille ses poches, et se rend compte que il a perdu ses clefs de voiture et d’appartement, faisant remonter le tuilomètre à bien 3,5 facile, disons même plutôt 4, car ca c’est vraiment une grosse tuile. Il les cherche à fond, en rentrant à l’appart il ne les retrouve pas, et pense peut-etre les avoir perdu au resto de la veille à Amsterdam. Le lendemain nous regardons les pages jaunes locales sur internet, et nous retrouvons le dit resto. Nous partons donc pour Dam, et le tuilomètre redescend enfin à 3, puisque ouf, le resto avait bien gardé les clefs. Pfiou !!!! Nous passerons le reste de la journée à nous balader dans cette superbe ville, enfin débarrassée de ses poivrons des 2 derniers jours. Je ne les blâme pas hein, les poivrons,ho, j’ai fait la même ya deux ans, hihihi.

 

La dernière tuile, la meilleure en quelque sorte, arrive en cours de journée. Rappelez-vous, Jess m’avait dit ne pouvoir me loger que mercredi et jeudi, du coup j’avais réservé sur internet un hôtel à coté de l’aéroport pour vendredi. Ben oui, à l’époque, je pensais revenir en avion. Donc bon déjà ca collait plus, vu que je partais en train de la gare, mais bon c’est quand même mieux que rien, j’avais un toit pour vendredi soir. Surtout que c’était qu’à 2 chiffres la chambre, quelle chance, hihihi. Donc bon vendredi ma… whaouuuuuuuuuuuuuuuuuuu…..

 

Ho excusez moi, je viens de sursauter !!!!! Je viens de vous parler de l’éclair de Hollande, et là rebelotte, à Nantes, à 22h43 ce dimanche soir, bord…. Yen a un 2eme qui vient de me tomber dessus…. Brrrrrrr…. Je l’ai vu arriver cet orage, donc j’ai pris soin de débrancher télé et PC. Et puis là, en écrivant cette dernière tuile, un éclair illumine la pièce. Je me mets donc à compter les secondes pour voir à combien c’est tombé, et j’ai même pas le temps d’arriver à 1 que BAAAAAMMMMM, le même que jeudi dernier !!!! J’en ai encore la chair de poule, glaglaglaglaglagla…..

 

Bon, revenons à nos tuiles. Vendredi matin donc, j’embarque mes affaires pour aller à l’hôtel le soir. Mais pour ne pas m’encombrer à Amsterdam avec, je les laisse aux consignes de Utrecht ; nous devons en effet passer la soirée à Utrecht, donc je récupérerai mes bagages à ce moment là. Nous partons donc visiter Amsterdam, toujours sous un temps magnifique, là je dois dire qu’on a eu du bol. Puis, vers les 14h, Benjamin reçoit un SMS de Jess sur son portable : « Julien peut rester dormir chez moi ce soir. » Coooool !!!

 

Je décide donc d’appeler immédiatement l’hotel pour annuler ma résa, mais sauf que là, pas d’bol, j’ai tout laissé dans ma consigne de Utrecht (le tel de l’hôtel etc..) Grrrrrr. En rentrant finalement à Utrecht en fin d’aprem, je fonce à ma consigne, et j’appelle l’hotel, qui me renvoie vers l’agence de voyage à laquelle j’ai réservé la chambre pour annuler la résa. Je m’exécute, mais tombe malheureusement sur le répondeur du site internet : « nos bureaux sont fermés après 18h ». Il est 18h30, les boules, comme on dit… L’hôtel ne veux rien savoir, impossible (soi-disant) d’annuler la chambre sans l’accord de l’agence.

 

Finalement je décide de passer la soirée à Utrecht, et de dormir chez Jess à nouveau, puisque de tout façon l’hôtel n’était pas bien placé pour prendre le train le lendemain. Je sais pas si vous avez bien compris, mais en tous les cas, je me suis bien fait eu dans l’affaire, snif, et le tuilomètre, lui, monte facile à 4.

 

La soirée se passe très bien, bonne bouffe, bon bar, bonne rigolades, très bonne nuit, et très bon retour sur Nantes en train, avec seulement 1 changement, à paris (contre les 3 de l’aller, attention, ya de l’amélioration, hihihi). Et même à la fin le train s’est arrêté en pleine voie pour défaut d’aiguillage. J’espérais en secret que nous resterions bloqués plus de 1h, pour que

la SNCF

me rembourse le billet. Mais non, on n’est resté bloqué que 20 minutes, snif…

 

Nous disions donc, un week-end palpitant, avec un tuilomètre à 4, hein globalement : Un loupé de réveil qui a engrangé des billets de trains à la dernière minute, un non remboursement des billets d’avions, des hotels réservé pour rien, le tout se chiffrant à quelques 207 142 dram Arméniens, ou bien encore 13 ladas d’occasion. Mais aussi des clés plus ou moins perdues, des consignes fermées quand y faut pas, des gardes bagages qui jouent des films porno pour paly-boy, un temps magnifique, des éclairs qui savent plus ou péter, des bonnes crises de fous rires, de l’émotion de retourner dans ce si beau pays, et très peu de photos puisque je ne voulais pas embarque mon appareil de peur de me le faire piquer, et qu’au final chaque jour je pensais à devoir acheter un jetable sans jamais avoir eu l’occasion de le faire en 3 jours (champion, le ju, je sais, hum hum)… Pas grave, Ben’ m’enverra les siennes. Et surtout des potes avec qui on s’est bien fendu la gu… enfin, je veux dire, avec qui le développement d’une ou de plusieurs émotion subversives inconditionnelles proches de la satisfaction hilarantes nous ont permis d’atteindre chacun dans une homogénéité individualiste et générale un état d’osmose parfaite avec les différents éléments composant le milieu dit extérieur…

 

Voili voilou, donc retenez bien si vous voulez faire des bonnes affaires et acheter des vêtements ou d’autres trucs sans taxes, allez à la fête de la reine à Amsterdam le 29 et le 30 avril, mais surtout, surtout, mettez votre réveil !!!!!!

 

A plus mes zamours !

Surtout que l’orage pette à nouveau au loin, momaaaaaaaaaaaaaaaaaannnnnn !!!!!

 

Tonton Juju

 

 

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13 octobre 2007

Les premières news de l'apprenti commercial de Toulouse !

Bonjour a tous,

Il n’y a rien a dire, et pourtant tellement à raconter. Cette première semaine de travail fut très bonne, autant au niveau de l’accueil de l’équipe que au niveau de ce que j’ai appris.

Pourtant, lundi matin, en arrivant à l’aéroport de Toulouse Blagnac, la pluie et le froid pouvait laisser présager une mauvaise semaine, mais c’était bien le seul point noir de la semaine au final. Depuis je ne cesse d’avoir de la chance et de trouver tout intéressant.

Vous le savez, j’ai donc été embauché chez une société française, LC Système, appartenant au groupe allemand Surtec. Ils recherchent, développent, fabriquent et vendent des produits chimique pour le traitement de surface. En thermes plus clairs, ils sont spécialisés dans les produits de traitement des métaux : anti-corrosion, préparation à la peinture, décapage, nettoyant, laquage, j’en passe et des meilleurs. Ou, en thermes plus techniques, dégraissage, décapage, dérochage, , galvanisation a chaud, protection galvanique, galvanisation électrochimique, protection cathodique, anodique, blanchiment, top coats, phosphatation, bref, tout plein de mots qui rapportent tout plein de points au scrabble, hihihi… J’ai donc eu une formation technique, ici à Toulouse. Elle durera en tout 2 semaine, puis je partirai à Nantes pour commencer à travailler.

Mes journées se suivent et ne ressemblent pour l’instant pas. J’ai eu une formation à différents produits. Je m’attendais à être complètement largués, mais pas du tout. C’est de la chimie minérale, une matière à laquelle je n’étais pas très fort pendant mes études. Mais en fait je me suis rendu compte que ca ne sert à rien d’être très fort en théorie, si ce n’est pour faire de la recherche fondamentale ou pour bosser dans la pharma. Pour tout le reste, dès que vous passez en développement ou en ventes, vos connaissances ne vous aident pas plus que ca. Je me sens donc à l’aise dans ce domaine, sans être largué. Super ! C’est donc de la chimie tournant autour des complexes de coordination formés à partir des métaux de transition, comme le fer, le Zinc, le Chrome etc…, mais sans rentrer dans les détails de l’atomistique et de la géométrie des complexes comme on se plaisait à le faire à l’escom. Non, ici tout est tourné vers l’application du procédé, ses avantages, ses inconvénients et son utilisation optimale. C’est top !

J’ai aussi eu une formation au fonctionnement de la société. Tout est très bien organisé. Des que mon client demande un truc, toutes les procédures sont normalisées et informatisées afin d’aller plus vite et de retrouver plus vite les informations. En outre, ou que je sois dans le monde, je peux me connecter au réseau de l’entreprise via internet, afin d’avoir accès aux fiches techniques et aux dossiers de mes clients, c’est super pratique ! Au revoir les gros dossiers de trois tonnes pour chaque client, où l’on se perd dans les 36780573 pages de factures, de fiches techniques et de résultats de contrôles. Maintenant, en 3 petits clics, je pourrai retrouver tout ce que je veux !

La semaine prochaine, je poursuivrai ma formation technique et je partirai avec des commerciaux rodés, pour aller voir certains de mes clients, et voir comment ca se passe concrètement sur le terrain pour écouter et conseiller les clients. Pour l’instant, je me suis plongé dans les dossiers de mes clients. En effet, il y avait avant moi un commercial pour la zone dont je m’occuperai mais il s’est fait virer fin avril, et depuis, ce sont les autres commerciaux qui s’occupent du secteur. Tout le monde est donc content de voir arriver un commercial dédié pour cette zone. Et d’après les autres commerciaux, j’ai la zone française la plus mieux, vivivi : beaucoup de clients, et surtout beaucoup d’entre eux qui commandent déjà, dont pas mal qui commandent beaucoup. Je pourrai donc me plonger dans le milieu sans être complètement paumé. Et quand je me sentirai suffisamment à l’aise avec tous ces clients, je pourrai me lancer dans la prospection de nouveaux clients, c’est top ! Mais ca, pas avant 1 an à peu près, le temps d’être suffisamment à l’aise pour vendre nos produits.

Enfin, il faut bien souligner que cette petite entreprise sait accueillir ses nouveaux arrivants : un PC offert, qui ne fait absolument aucun bruit. Un vrai petit bonheur à coté de ma tondeuse personnelle, qui vire carrément au Boeing lorsque je lance un DVD… Un téléphone portable, ultra perfectionné, un Samsung E250 pour les experts qui liraient ce mail, avec à la clé un forfait en conséquence, vu que je vais passer une très grosse partie de mon temps au téléphone. Et l’autre grosse partie de mon temps allant se dérouler sur les routes de France, la société me file une voiture, à priori une scénic ou une laguna !!!!! Trop trop cool ! Avec à la clé, tout ce qu’il faut pour s’y sentir bien : lecteur CD-MP3, GPS, clim… Il fau dire que, dans mes grosses semaines, dixit les autres commerciaux, il peut arriver de faire plus de 2000 km !!! Difficile alors de les faire en R5 version moquette sans direction assistée… Et pour comble le tout, LC système m’a même proposé de me donner une imprimante, car vu que je travaillerai directement depuis chez moi, à Nantes, je devrai imprimer certains documents. Mais là j’ai refusé car j’en ai déjà une, et de tout façon ils me paieront le papier et l’encre.

Ha oui, et c’est ca l’autre gros point positif : ils me paient tout !!! Enfin presque. Si je suis en déplacement, enfin plutôt quand je serai en déplacement (le si est un peu illusoire…), je serai forcé de dormir à l’hôtel. Ils me remboursent donc en fin de mois mes déjeuners de la semaine (du coup tous au resto, y compris pour inviter mes clients, hum, je sens que je vais bien bouffer, finis les pattes étudiantes !!! ), mes diners et petits  dej s’ils sont pris à l’extérieur, mes nuits d’hotel mais, d’après les commerciaux, pas les prostituées qui peuvent y trainer, dommage… Et puis bien sur l’essence et les péages. Ca veut donc dire que je vais franchement bien gagner ma vie on dirait, chui trop content. Et puis j’ai hâte d’être à la semaine prochaine pour voir comment ca se passe sur le terrain. Pour l’instant en tout cas, je m’éclate !!!

Ha et puis cette semaine et la semaine prochaine, je loge à l’hôtel, a

5 km

de la boite. Du coup ils m’ont prêté la voiture de la société, je vous laisse deviner laquelle entre ces trois là, la petite blanche de droite ou la moyenne noire de gauche ? :

IMG_1074

Et bien c’est la très grosse grise du milieu, oui oui, celle où il y a marqué 607 à l’arrière, hihihi. Un monstre, ou plutôt un tank, de

5 mètres

de long, je m’y sens très bien ;) Bon par contre ca consomme comme 18 4L ces trucs là, mais le plaisir de conduire est très appréciable, n’est-il pas ?

IMG_1076

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Niveau sorties, je ne fais rien le soir, complément crevé par mes neurones qui n’avaient plus autant fonctionné depuis 3 ans. Il faut dire que l’hôtel, tout comme l’entreprise, est situé en pleine zone artisanale à

10 km

dans le sud de Toulouse, et il n’y a donc rien à faire. Par contre, hier soir, je me suis baladé dans Toulouse, c’est une ville très sympa, surtout que tout le centre a été rendu piéton. Et les vélos gratuits de JC Decaux y ont aussi débarqués. En me paumant dans les ruelles, j’ai finis pas trouver un très bon resto, où j’ai discuté une bonne partie de la soirée avec un suisse qui lui aussi ne connaissait pas du tout la ville, rigolo J Et ce soir, retour dans le centre avec des gens de la boite. On va aller en plein centre voir le match de rugby sur écran géant, ca va être grandiose !!! Mes collègues sont en effet tous supers gentils, et la moyenne d’âge tourne autour de 35 ans. Du dynamisme donc, et de la convivialité, où tout le monde connait tout le monde, ca fait vraiment plaisir de commencer à travailler dans ces conditions !

Tiens, et puis allez, juste pour vous, puisque vous êtes gentils et sages (on se tait dans le fond !!!), regardez un peu sur quoi je tombe hier soir en revenant de Toulouse, garées sur le parking de l’hôtel. Au total, 6 monstres de la technologie : !!!!!!

D’après le concierge de l’hôtel, elles appartiennent à des amis du proprio de l’hôtel, qui se réunissent ici tous les 3 mois. Et encore, d’après lui, il n’y avait pas beaucoup de voitures de collections ce soir là. Il n’empêche, il y en avait largement assez pour faire le plaisir des yeux, touche touche, hihihi…

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09 juillet 2007

Saut en élastique

Voici les vidéos. On les a prise avec un super camescope (merci papa), mais mnt je ne sais pas comment les mettre sur mon PC. Donc ben j'ai filmé la télé avec mon appareil photo numérique, et je met ca en ligne. Du coup on perd pas mal en qualité d'image, notamment avec les bandes qui apparaissent toujours quand on filme un écran. Quand j'aurai le temps et surtout le matériel qu'il faut, je mettrai les vrais vidéos en ligne. En attendant celles-ci donnent déjà une petite idée de ce que bien être le Grand Frisson

En premier, un apercu de la hauteur du pont de l'Artuby, dans le Verdon : j'ai filmé un mec en train de sauter. Ca fait donc 182 metres de haut, et on tombe de 160 metres. Enfin a peu pres hein, on est pas à 10 metres pres, hihihi.


Sautà l'élastique du pont de l'artuby
envoyé par kirilover

En deuxième, c'est moi, vous aurez reconnu. Je voulais faire coucou à la caméra et faire un superbe saut. Et au final, dévoré par la trouille, j'ai pas fait coucou et j'ai fait un saut tout pourri. par contre j'ai bien trippé !!!! Les 4 premieres secondes de chute sont de la pure adrénalyne qui se libère de mes trippes comprimées par le stress, une poussée de sensations comme la pire des montagne russe ne me filerai jamais... La le concert de cri qui s'en suit vous laisse imaginer l'était d'euphorie dans lequel je me trouvais.


Saut-julien
envoyé par kirilover

En troisème, Nico se lance, dans un cri défiant toute attente, vraiment superbe. Le tout petit oint rouge tout en bas, c'est bibi.


Saut-nicolas
envoyé par kirilover

Voila, donc merci beaucoup au cameraman, Floflo, qui a quand meme poirauté 1 heure en haut tout seul, le temps qu'on remonte à pied sur un sentier franchement escarpé les 200 metres qui nous séapraient du pont. Et pis maintenant, nico et moi, et ben on a des supers beaux diplomes, youpi ! Et pis si on veut le refaire, c'est carreùent moins cher..... Ca laisse de bonnes idées ca, hihihi

Gros bisous

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18 juin 2007

Week-end à Barcelone

Tout commence par une atmosphère embrumée, prélice du week-end de chiotte que je vais passer. Comme vous pouvez le voir sur l’album web suivant, ma sortie de l’aéroport à Barcelone me dégoûte, peiné de voir s’ébouler devant moi grêle, pluie, orage, vent de tornade, chaleur étouffante et neige. Non sans rire, ce fut sous un soleil éclatant que je fit mes premiers pas sur le sol espagnol, tout plein d petit pas pour moi, mais tout plein de gros pas dans l’univers délicieux de la beauté féssia….. heu architecturale, pardon, de l’élégance espagnole…

 

Comme ya 225 photos, je vous propose de tout vous raconter, et pis normalement les photos de l’album suivent ce que je dis. Vous pouvez les suivre depuis le lien suivant :

http://picasaweb.google.fr/kirilover/Barcelone2007

 

Bon le vendredi matin, a 4h du matin, lorsque les ondes stridentes de ma montre se mirent en accord pour titiller avec frénésie les récepteurs endormis de mes tympans, il faut dire que je tirai un peu la tronche. Mais c’est pour la bonne cause, et bientôt je m’envolais dans un avion truffé d’allemand vers une des plus belle ville au monde, d’après les dires de certains. Un bref sandwich dégeu et qq ZZZZ plus tard, l’avion se pose avec fracas sur une piste déglinguée, après avoir rasé les plages immenses de ce qui semble être Barcelone. Le temps de récupérer mes bagages, d’acheter une carte de téléphone, je me retrouve dans le hall non moins  immense de Barcelone. Un rapide coup de téléphone a Marta (oui oui, l’électricité existe aussi en Espagne), et je sors de l’aéroport. Marta, c’est une espagnole (enfin pardon une catalane, fo pas lui dire qu’elle est espagnole, sinon vous pouvez mettre en péril les 2 lourds, ou légers c’est selon, éléments suspendus au niveau de la séparation de votre bassin en deux longues jambes) que j’ai connu pendant mon stage en Hollande, et qui a maintenant entamé une thèse a Barcelone. Elle a exactement la même formation que moi (gros background, yeah, de chimie organique et spécialisation en biochimie par la suite), a 1 an de plus que mon humble personne, et résidé désormais dans sa ville natale avec son Jule, qui lui a finis sa thèse et va partir a Grenoble faire son post-doc, rien que ca… Bref, tout ça pour dire que Marta me dit de me rendre à

la Plaza

Catalogna

, ma ma miiiiiiiiaaaaaaaaa. !!!!!!!!!

 

Ce qui me frappe en sortant, c’est la couleur des taxis, exactement les mêmes que en Argentine, touche touche, c’est plaisir des yeux. Le soleil m’éblouie donc, tout comme les système électronique planqué derrière l’objectif de mon appareil photo fraîchement acheté ça que des salopards m’ait piqué l’ancien à Nîmes, et même que si je les retrouve hé ben ça va chier pour leur gueule parce que c’est vrai ça quoi, y commence a y en avoir marre de tout ça, et puis j’aime pas le orange et les caniches ça aboie tout le temps et patati et patata…. Bref, la photo est en contre jour. Ce qui me frappe en sortant, et ce qui fera d’ailleurs plaisir tout le week-end, ce fut donc le temps. Un soleil éclatant sans être brûlant, une température de 20-25 degrés, un ptit vent, bref le temps idéal pour se balader en bermuda, tee-shirt, tongue, et c’est ce que je m’empresserai de faire sitôt arrivé chez Marta.

 

Le bus qui m’emmène à

la Plaza

ma ma mia se jete dans les embouteillages. J’ai alors tout le temps pour prendre des photos. Nous traversons les nouveaux quartiers de Barcelone, visiblement cette ville s’agrandit, mais joliment et verdurement on va dire, ce ca fais bien plaisir. Je remarque tous les climatiseurs accrochés un peu partout sur les immeubles, ce qui me rassure dans mon choix de ne pas venir visiter cette ville en juillet ou en août, ouf ! Puis je commence a taper la discute avec mon voisin, catalan parlant français, qui me fais une visite guidé. Son sourire et ses lunettes me laisse penser qu’il s’agirait d’un homosexuel, et ce soupçon se confirmera par la suite de mes visites, Barcelone est une ville bourrée d’homo. Bref. Nous passons devant notamment le salon des expositions de Barcelone, ces 2 grosses tours qu’on peut voir sur l’album. Et enfin, j’arrive à la plaza Catalogna, dominée par le bâtiment massif de la banque espagnole.  Bon, on en est a la photo numéro 2, et j’ai écrit une page word, donc a ce rythme c’est parti pour 110 pages, et comme j’ai pas non plus envie d’y passer la nuit, et que de l’autre coté vous avez ptet pas non plus le moyen de faire semblant de regarder un truc intéressant sur votre ordinateur pendant 4 heures sans que votre boss se pointe, je pense surtout aux VRP, je vais accélérer un tantinet.

 

Un autre coup de fil a marta pour se fixer RDV dans 1 heure, et je pars flâner au hasard à la recherche d’un petit déjeuner. Il est 11H, Julien s’éveille. J’emprunte LA rue piétonne de Barcelone, qui s’étend jusqu'au rivage ensoleillés perdus dans l’horizon bleutée de la magie surnaturelle espagnole, vive les paraphrases. Déjà l’appareil photo se met en branle, pour immortaliser ces façades de pierres bordées de balcons en fer forgées et ornées de sculptures plus rigolotes les unes que les autres. Je bifurque au pif, et me retrouve sur une superbe place. Je suis alors étonné de voir un ptit groupe de jeune se rouler tranquillement un pétard en plein milieu de la rue, dans que personne ne dise rien. Il faut dire que la relation entre la drogue et l’Espagne est plutôt comique. Un simple exemple : dans les bureaux de tabacs, bien sur aucune autre drogue que le tabac n’est disponible, mais par contre tout le matériel pour se rouler des joints est en libre achat. Une ambiguïté frappante, révélatrice du laisser aller du gouvernement espagnol. Bien, pas bien, je m’en fous un peu, c’est juste un constat. Bref, je m’attable a ce mignon petit café, et déguste ma salade de fruit, des vrais fruits, pas comme ici en Allemagne, en découvrant le sourire des espagnoles. Puis je reviens à

la Plaza

, en passant devant les grands magasins façon local, et je retrouve enfin Marta, en superbe robe rouge et tee-shirt noir, façon danseuse de flamenco, et toujours avec ses rigolotes lunettes vertes. Elle me conduit chez elle pour que je pose mes affaires, et détail amusant, nous repassons exactement par le chemin que j’avais emprunté 1 heures plus tôt pour prendre mon petit dej, hihihi, a croire que je connais déjà Barcelone qq part au fond de moi !

 

La journée étant déjà bien entamé, nous restons dans son quartier à flâner, et nous allons donc faire un tour a un marché couvert situé juste à coté de chez elle, le très fameux Mercat Boqueria, découvrant alors la fraîcheur des produits culinaires espagnols accompagné de la douceur de leur prix. Je repartirai d’ailleurs en Allemagne chargé de qq jambons fumés, saucissons, et autres lards, miam miam miam. Nous déjeunons ensuite dans un petit restaurant tout près de la, nous remplissons le bide comme on dit comme des oufs, pour seulement 11 euros, un vrai régal !! Puis je repars seul vers les plages de Barcelone, avec le vélo de son copain, Edu (prononcer édou). Un superbe vélo, tout bête mais peint en vache, comme vous le verrez sur les photos, ce qui le vaudra a plusieurs reprises au cours du week-end, de me faire prendre en photo par des touristes, hihihi. Je passais en effet pour un espagnol, sur mon vélo avec mes écouteurs et mes lunettes de soleil, c’était rigolo. Avec ce vélo, j’aurai le lendemain et le surlendemain, tailladé Barcelone en long, en large et en travers, tel un bloc de lard dont on ne voudrait pas perdre une seule bouchée.

 

Sur les conseils de Marta et de Edu, j’ignore les plages bondées à touriste et m’enfonce sur le rivage qq kilomètres de plus. J’arrive alors a des plages tout aussi belles, mais beaucoup plus propres. Le vent ici par contre, souffle beaucoup plus fort, et les vagues s’y adaptent forcement, au grand dam des baigneurs. Je me risque tout de même a faire qq brassées, mais la température on va dire, heu, légèrement basse, de l’eau commença à transformer mes poils de cuisse en d’innombrables cure-dents, de telle sorte que je ressemblai bientôt à un hérisson albinos en manque…. Bref, je sors de la, et décide finalement de jouer la crevette en bronzant et pionçant plus de 2 heures.

 

Puis vient enfin le temps de la soirée. Avec Marta, nous partons dîner avec ses potes d’un cours d’allemand qu’elle prend régulièrement. Le choix se porte sur une pizzeria, avec là encore des serveurs plus efféminés les uns que les autres. Et là encore, le rapport qualité prix penche indéniablement d’un coté que je vous laisse deviner tellement que c’était bon…. Bref, entrée, pizza, dessert, vin a foison et digestif = 20 euros, yeah, gracias !!!!! Le tout accompagné d’une musique house des plus underground. Il faut dire que j’ai débarqué un week-end un peu spécial. Certes on pourrai penser que j’ai mal calculé mon coup, puisque j’y suis allé une semaine tout pile avant les férias de Barcelone, mais en même temps, je suis arrivé sans le savoir le week-end du plus gros festival techno house d’Europe. Bon en même temps ça changera rien, car n’ayant pas 50 euros à claquer pour entrer y assister, j’aurai passer mes 2 soirées espagnoles dans des bars non moins sympathiques. C’est ainsi que après un bref passage dans un club indifférent, nous partons, Marta et moi, retrouver Edu dans le bar où il travaille le soir : un superbe bar rock’n’roll, boiserie sur les murs, vieux western sans son des années 1920 projeté sur grand écran, et rock’n’roll old generation a gogo, un vrai bonheur, on a dansé comme des dératés pendant 2 heures, du pur bonheur. La soirée se termine dans le partage de la bonne humeur qui anime chaque barcelonais et barcelonnette depuis le fond de son cœur jusqu'à la pointe de ses cheveux : en poussant la porte de l’immeuble, je suis attiré par des voix provenant de la place toute proche. Je découvre alors un groupe de 4 jeunes, en train de chanter le blues, a 4h du mat’, comme ça, pour le fun. Qq bado comme moi filme la scène tandis que d’autre se laisse bercer par la mélodie. Du bonheur à l’état pur, un bonheur cristallisé, indestructible, fragile et précieux.

 

Le lendemain, après un lever tardif, et un délicieux petit déjeuner, je laisse mes 2 amis, car ils doivent se rendre à un mariage pour la soirée, loin de Barcelone, et je pars donc à l’assaut des visites. Un bref passage devant les puces de Barcelone et je m’engouffre dans le metro, en direction de la superbe cathédrale, je veux bien sur parler de la « temple de la sagrada familia », un chez d’œuvre de Gaudi, cet architecte a qui l’on doit temps de magie a Barcelone. Devant moi se dresse alors ses gigantesques tours de pierre, aux allures de châteaux de sables dégoulinants. Je rentre ensuite et découvre une voûte immense, toujours pas finie, plus d’un siècle après le début de la construction. Les immenses piliers en forme d’arbre sont, tout comme le reste, ornés de multiples sculptures aux formes aussi variées que bizarres, donnant à l’ensemble des airs de dessins animés, et de palais de glace. J’ai particulièrement admiré les sculptures au dessus de la porte d’entrée. Rien a voir avec le ptit buste en porcelaine de Madame la baronne de Troubadour, non là on vise plutôt le gros calibre. Vous remarquerez que tous les regards des statues converge vers le bas et le centre, admirant le Christ tout juste né, ou encore le pic des toits d’ouvrant comme des œufs, laissant apparaître de multiples fruits vers le ciel. Perso ça me fait penser aux œufs dans le film Alien, mais bon, chacun ses références, hihihi.

 

Puis, en m’accrochant à mes petites jambes, je pars lentement vers les champs Elysées local. 2 divins sons bercent mon voyage au travers de mon lecteur MP3, et ce seront ces sons qui accompagneront tout mon week-end, tant il fut reposant et aromatisé du doux parfum de la solitude. Un grand merci donc à vous deux, Olivier et Vincent (ou plutôt Olive et Vince), car c’est bien de Bob Marley et de Junior Byles dont je veux parler. Sans vous, ces deux formidables chanteurs de reggae n’auraient pu donner à mes visites ce caractère si agréable, donc mille merci. Je passe donc devant des bâtiments plus superbes les uns que les autres, parfois sans trop savoir ce dont il s’agit. Celui en brique rouge avec des toits en pointe, c’est

la Casa

de les Punxes. Des balcons a couper le souffle et des sculptures sur les murs à se faire retourner Michel Ange dans sa tombe. La je me dis que Barcelone me réserve encore pas mal de surprise, à ce rythme. J’arrive alors bientôt sur les champs Elysées, que je descends tranquillement vers la seconde plus grosse œuvre de Gaudi,

la   Casa

Mila

La Pedrera.

Apres

le château de sable géant, Gaudi nous a ici servi sur un plateaux d’argent un gigantesque flan a la crème chantilly de 5 étages, miam miam miam. Je me précipite pour visiter ce, ce truc quoi, ya pas d’autre mot, hihihi. Ca a été construit en début de siècle pour abriter des appartements luxueux que leurs propriétaires pouvaient modifier à volonté grâce a des cloisons mobiles. Un appartement a été reconstitué avec les meubles d’époques. Une rapide photo vers le bar me révèle les délicieux breuvages que semblaient s’enfiler nos gentils ancêtres en ces temps reculés. Puis la visite s’achève par une visite des toits, où il est permis, entre autre, de découvrir les maquettes des plus grands monuments de Barcelone. Puis vient enfin le moment ultime, monter sur ce toit. On y découvre comment Gaudi a su dissimuler de nombreuses cheminées et conduit d’aération tout en conservant la dimension délirante de l’architecture globale, vraiment, c’est énorme ! Un rapide coup d’œil aux alentours vers les montagnes toutes proches ou vers les jolis appartements aux alentours, et me voila reparti sur les champs elysés, à la conquête d’une autre demeure rigolote, toujours de Gaudi :

la Casa

Batllo.

Une étrange maison de poupée bleue, oscillant entre une maison de stroumph et une glace fondante. Malheureusement, mon porte monnaie considérablement allégé par les précédentes visites et par les souvenirs achetés, je ne suis pas rentré dans ce petit palais, amis ça aurait été marrant, il faut bien le dire.

 

A peine le temps de rentrer et de m’acheter le kebab local, je décide de repartir. Ha oui mais non, il faut quand même que je vous parle du kebab local. Rien a voir avec tous les autres kebab. La, le mec aplatit devant vous la pâte, la fais cuir dans son grands four, calmement, vous garnit le tout d’une succulente viande de poulet, et vous vous retrouvez 3 euros plus tard avec un superbe tapes de Kebab, comblant de bonheur vos petites papilles gustatives, jusqu’alors accablés de n’avoir eu que pour seuls agréments les quelques bien loin mais non moins délicieux morceaux de croissants dégustés 8 heurs plus tôt.

 

Il est déjà 7 heures du soir, et je décide de repartir, en vélo cette fois, à l’assaut de la bite géante de Barcelone comme dirait Marta. Cette expression très élégante que j’espère le CSA bien aimé ne censurera pas désigne en réalité un autre bâtiment de Gaudi, que je trouve plutôt en forme de doigt que en forme de pénis, mais enfin bref on s’en fous, je m’échappe donc vers ce truc. Un bref passage devant les arènes du coin, et me voici arrivé à proximité de cette verge. Vous en conviendrez, ça ressemble quand même pas trop trop, ou alors Edu est configuré bizarrement, hihihi. Des gentils passants me prennent en photo devant ce tube Labello géant, puis je pars un peu au hasard dans un chemin qui, dixit la carte, doit me mener à la plage ou j’étais hier. Vas donc pour la carte, et je me retrouve alors (décidément j’ai du bol quand je me balade au hasard) dans une superbe rue piétonne, bordé d’immeubles anciens et de platanes, au milieu des familles heureuses de se promener dans ce paradis terrien. Et alors, là, master coup de bol, j’arrive enfin a la plage, après avoir dégusté une glace dans ce qui semble être un glacier très réputé, a en juger par la longue de la file d’attente. Miam, slurp, gloups, et merde mon bermuda plus tard, j’arrive donc à la bonne plage. Et juste là, sur

200 mètres

, sont alignés sur le trottoir des dizaines de gigantesques dragons en cartons, sortis de je ne sais où. Après les avoir tous pris en photo, je me fait expliquer par les quelques rares espagnols a parler anglais (oui je sais, c’est mal, je ne parle pas espagnol) qu’il s’agit en fait d’une fête catalane, ayant lieu tous les 10 ans seulement, et réunissant toutes les villes de catalane !!!!! Imaginez le truc, moi, pauvre touriste qui se paume volontairement en vélo, et qui débarque par le plus grand des gigantesques hasard en plein milieu d’un manifestation ayant lieu tous les 10 ans, hihihi, chui vraiment vraiment mais alors vraiment cocu, et comme je ne connais pas le nom de celle qui me fait ça, il parait que ça veut dire que je suis vraiment désiré, c’est cool, hihihi. Tous les dragons sont ornés de pics en métal, car ensuite a 9h30 il y a un défilé avec du feu, et les dragons sont portés tout le long de la rue piétonne que je viens d’emprunter, avec des torches au bout des pics. 9h30 approche, mais je décide de poursuivre on chemin vers le plage et le port, afin de profiter des couleurs du coucher de soleil pour réaliser quelques clichés supplémentaires. Les 2 grandes tours abritent des bureaux, et sont synonymes du nouveau quartier qui s’est développé sur la cote de Barcelone, avec des sculptures et des allées qui m’ont rappelé l’exposition universelle de Hanovre, en 1998. Puis je suis enfin revenu vers la place de Les Drassanes, avec l’obélisque et un mec important à son sommet sans doute, je crois le fondateur de la révolution catalane, ou un truc comme ça. En rentrant à l’appartement, des filles touristes dans un car font toc toc a leur vitres, et s’écroulent de rire en prenant en photo mon vélo vache.

 

Vous n’aurez pas de photos de la soirée, car je n’y avais pas pris mon appareil. On s’est retrouvés avec des potes de marta, donc une fille superbe, provoquant une chair de poule dix fois plus intense que l’eau glacée de la veille à la plage, qui me parut sur le coup en souvenir plus que chaude à coté de ce tourbillon de glace qui se propulsait à mes yeux. Comme d’hab, ma timidité l’emportera, mais ma mémoire aussi, pfiou. Bref, on va passer 2 heures dans un bar a bière, duquel on se fait jeter par le vigil car j’ai mis trop de temps pour pisser, pas de bol juju, hihihi. On se dirige ensuite vers la plus grosse boite de Barcelone, mais impossible de rentrer. On se réfugie finalement dans une autre grosse boite, et la soirée s’écoulera énergétiquement jusqu’a 7 heures du matin, après l’absorption de quelques quantités très peu raisonnable de breuvages alcoolisés.

 

5 heurs plus tard, il est 1h de l’aprèm, et je me réveille avec un mal de tronche aussi intense que celui de Edu et Marta qui visiblement ont aussi bien profité du mariage en rentrant à la même heure qu moi, hihihi. N’empêche, ni une ni deux, devant leur flemme draconienne, et leur volonté de rester dormir toute la journée, je reprends le vélo pour me lancer dans le plus beau parc de Barcelone, selon les conseils de Edu. Apres m’être paumé, je passe devant la fac et je me glisse derrière les vélos pousse pousse du coin, et je m’élance au hasard dans les petites rues de Barcelone. De temps en temps, je tombe devant un truc connu, ou une rue bondée de bobs, de lunettes de soleil et d’appareils photos, révélant la présence de chemins tout faits pondus pas des guides en tout genre pour visiter barcelone. Puis je me retrouve à nouveaux dans des rues désertes et étroites, avec des détails architecturaux toujours aussi impressionnants les uns que les autres. Et puis enfin c’est le parc !!! Des l’entrée, des oiseaux rigolos me font retirer les écouteurs de mes oreilles, et Bob Marley laisse place à des gazouillis étrange et intenses, avant que Junior Byles ne revienne à nouveau me bercer. Dans ce parc se découvre petit à petit de multiples arbres, plus rigolos les uns que les autres, sous lesquels se prélassent des bados. Le ciel laisse paraître ses rivages bleutés, éclaircissant les lacs et fontaines, dispersant ce bonheur naturel a chaque parcelle du parc. Un petit détour vers l’arc de triomphe local, et une brève photo d’une station de vélos à louer, les « bicing », et me revoilà reparti vers le parc. Nous sommes a 2 pas de la mer, du zoo, du vieux Barcelone, et un calme éblouissant caresse les pelouses, le temps semble ralentir. On se croirait réellement ailleurs, Barcelone a cet avantage de posséder plusieurs atmosphère différentes, et pourtant toutes marquées par la joie de vivre de ses habitants.

 

Bon et puis c’est pas tout ça hein, mais il est quand même 4h30, et mon avion décollant a 19H30, il faut encore que je rentre et que j’embarque dans le bus qui m’y conduira, donc en d’autre terme, MAGNE TOI LE CUL, ça urge !!!!!Je quitte ce paradis non sans regret et me propulse le long de l’avenue de bord de mer. Soudain, tout plein de flic, partout. C’est bizarre. Puis,

200 mètres

plus loin, après avoir pris en photos le gros homard en bois qui sourit aux passant, la raison de cette forte densité flicale apparaît : une manifestation anti-corrida, criant pour l’abolition de cet acte barbare. Assis sur mon vélo peint en vache, je fais bien rire les manifestants, et j’admire ce défilé qui balaye l’à priori que j’avais à ce sujet, selon lequel tous les espagnols adorent la corrida. Je rentre donc, remercie mille fois Marta et Edu, et je vous remercie encore mille fois, surtout toi Marta si tu es arrivée jusqu'à la 6eme page Word, car Edu, malgré nos quelques mots échangés en francais, ne se sera sans doute pas senti le courage de tout lire, et je le comprend, hihihi. Donc encore tout plein de gros bisous a tous les deux !!!

 

En repartant, je m’achète un superbe sandwich au lard grillé, mima miam, pour à nouveau 3 fois rien, décidément ils savent bouffer pour rien du tout les catalans ! Donc au final, pour résumer, si vous n’êtes encore jamais allé à Barcelone, et à forcerie en Espagne, n’hésitez plus. Foncez y, et foncez y à cette période, avant qu’il ne fasse trop chaud, ou alors même carrément mieux, en septembre, car du coup la mer est plus chaude.

 

Gros bisous tout le monde !

Julien

 

 

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16 avril 2007

Le marathon de Paris

Hier, dimanche 15 avril, je me suis lancé dans la plus difficile épreuve de ma vie. Le marathon de Paris, superbe, émouvant, mais aussi très difficile, particulièrement sur la fin, et je vais essayer de vous le faire ressentir à travers cette description.

Tout est parti d’un pari entre fréros : effectuer le semi-marathon de paris 2005, le plus lent aura alors à payer un verre aux 2 autres dans un bar prestigieux de Paris, situé tout en haut de la tour Porte Maillot. Une fois le pari effectué (merci matthieu pour le verre d’ailleurs, hihihi) cela a motivé un de mes amis, Erik, pour se lancer dans le marathon de Paris 2006, afin que, en cas de victoire, je lui paie un verre dans un des plus beaux hotels parisiens. Sa victoire nous a alors conduit au Ritz, et il m’a convaincu de tenter de courir le Marathon de Paris 2007 en moins de 4 heures, pour qu’il me paie alors à son tour un verre dans un autre hotel prestigieux de la capitale. Ce pari est surrenchéri par un autre de mes amis, Romain : nous devons courir ensemble le marathon 2007, et celui qui met moins de 4 heures a gagné. Autant vous le dire tout de suite, Romain a gagné en mettant 3h46 minutes et 25 secondes. Pour ma part, je me suis peniblement trainé jusqu’à la ligne en 4h53 et 48 secondes.

L’entrainement fut poursuivi avec attention pendant plus de 9 mois. Petit à petit, je parvenais à courir de plus en plus de kilomètres, je suivais les conseils d’anciens courreurs avec plus ou moins d’attention, les courbatures disparaissaient meme pour les entrainements les plus longs, bref tout s’annoncait bien. J’arrivai à tenir 24km à l’entrainement, ce qui représente un entrainement normal pour courrir un Marathon. En effet l’effet de foule et le public vous porte beaucoup et vous aide à courir plus longtemps que pendant votre entrainement. Tout s’annoncait donc bien, en ce dimanche 15 avril au matin.

Il est 7h30, avenue de clichy, je pars de chez moi avec ma tenue enfilée, en short et tee-shirt en prévision de températures écrasantes annoncées à la météo. L’avenue est déserte, pas de voiture, les seuls pietons sont d’autres courreurs comme moi qui se rendent au métro. Au fil du trajet dans le métro, la rame se gonfle de courreurs, toujours plus, encore plus, comme autant de petis ruisseaux s’élancant dans le fleuve grondant de l’effort. Je retrouve Romain pas loin de l’avenue Foch, nous laissons nos affaires au vestiaires gratuits spécialement organisés pour les marathoniens, nous enfilons nos dossards et nous nous dirigeons tout fébriles vers les sas de départ. Romain s’est inscrit dans les sas verts, et moi dans les roses. Cela signifie qu’il partira avant moi et qu’il compte mettre 4 heures, et que je compte mettre 4h30. En effet tous les courreurs à l’inscription indiquent leur objectif de temps , ce qui permet aux organisateurs de faire partir les plus rapides en premier et les plus lents en dernier.

Il y a beaucoup de monde en haut de l’avenue des champs Elysées, une foule immense regroupée sur à peine 200 metres de long. 35000 courreurs sont là, gonflés à bloc, prêt à tout donner pour enchainer, les uns après les autres, les 42195 metres qui les séparent de la ligne d’arrivée… 8h30, les handis sports s’élancent, c’est en tout cas ce qu’annoncent les hauts parleurs. Je branche mon lecteur mp3, chargé de 9h30 de musique que j’ai la veille trié sur le volet, afin de courir avec de la musique agréable ou motivante, selon les besoins. Une belle alternance de Rock, de métal, de reggae, de hip hop et de pop. Le stress monte. Petit à petit, on sent les gens qui avancent. On se laisse porter en marchant. Puis on marche sur la ligne verte, on a dépassé le grand porche blanc, on se met à courir, ca y est ! Asta la vista baby, en route pour l’aventure !!!!!

En très peu de temps, je me retrouve en bas des champs, je croise alors pour le première fois mes gentils supporters (GS dans la suite du récit), à savoir maman, papa, Sébastien, Laëtitia, Zébulon aussi en qq sorte, et Philippe. Qui l’eut cru hein, mon meilleur pote de maternelle qui est là, ici meme à paris, pour me supporter dans ce truc énorme !! Tout tranquillement, à mon rythme, sans forcer sur mes muscles afin de garder des forces pour la fin, je me laisse porter par le flot humain qui s’ecoule lentement à travers paris. IMG_8630Les hotels de la rue de rivoli devant les touristes ahuris, les pompiers suspendu à la grand échelle qui font faire la hola aux participants, la mairie de paris, la place de la bastille, déjà 5km, et puis la première mauvaise surprise : au premier ravitaillement il n’ya plus de bouteilles d’eau, juste qq fruits qui restent. Il faut savoir que le marathon est très bien organisé pour soutenir les coureurs : au km 5, 10, 15 etc jusqu’à la fin vous avez un ravitaillement, avec des petites bouteilles d’eau disponibles, des quatiers d’oranges et des bananes. Et aux km 7,5, 12,5, 17,5 etc des épongements, où vous pouvez vous éponger la tete avec de l’eau glacée. Ca gueule donc dans les coureurs pour ce premier ravitaillement raté, moi meme je ne me gene pas pour brailler, on a besoin d’eau avec une chaleur pareil. En fait les premiers courreurs en ont raflé trop et maintenant il n’y en a plus. Je continue donc et ramasse qq centaines de metres plus loin 2 bouteilles à moitié pleines parmis les centaines qui trainent dans la rue, jetées par les marathoniens sans qu’elles ne soient finies.IMG_8656 La vie continue tranquillement, les groupes de musiques, les gens déguisés nous font tous courir dans une ambiance bonne enfant, rigolote, bref sympa. On court un marathon, on va déguster, on le sait tous, donc autant en profiter au début tant que c’est facile. La place de la Nation s’eloigne derrière moi, j’arrive déjà a la porte de vincennes, puis nous bifurquons tous vers la droite pour atteindre le kilometre 10. Un petit coup d’œil au chronometre officiel installé à ce point là m’indique qu’il m’a fallu 1h04 pour arriver ici. C’est bon, je suis dans les temps, impeccable. Je rafle qq bananes et 1 bouteille d’eau au ravitaillement, puis je  croise à nouveau mes GS, qui m’attendent tous à la porte dorée. Les larmes me montent à l’œil, l’émotion me submerge qq secondes, impressioné par ce soutien total du public. IMG_8650Réellement, entendre des gens vous soutenir, même des inconnues, ca vous porte, ca vous fait tout oublier pour vous fixer sur l’objectif. On se sent réellement porté, allégé par les encouragements. Alors quand en plus ils sont criés par sa propre mère accrochée à un lampadaire ou par sa belle sœur enceinte de 7 mois, ca vous donne des ailes d’alabatros !!! (PS : cherchez Charlie dans l'image a  gauche)

Le bois de vincennes va me parraitre relativement court, mais j’y aurai tout de meme passé 1h20 à parcourir 10km de plus, en en faisant le tour. Je me serait donc un peu trainé, mais sans m’en rendre compte. J’ai en effet toujours à peu près couru dans le flot des coureurs, sans trop en doubler ni sans trop me faire doubler, bref je me sentais bien. De légères crampes en bas de la cuisse, ressenties au km 12 me firent un peu peur, mais je les ai attribuées à la prise d’un gel énergétique que j’avais ingurgité 15 minutes auparavant. J’etais en effet armé de qq gels energétiques, à mélanger avec de l’eau, afin de me soutenir en cas de coups durs. Le kilometre 15 est passé, nous contournons l’hypodrome du bois de vincennes, la rue se met à descendre tout doucement vers paris. Nous passons par un point d’épongement qui fut très apprecié, car le soleil commencait à taper malgré les nombreuses zones d’ombres. Coté physique, je me portais bien : pas de point de coté, pas de douleurs réelles, je sentais mes muscles travailler mais rien de bien méchant. J’arrive donc au semi-marathon tout confiant pour la suite. La porte de charenton arrive, puis la rue de charenton, là encore mes GS m’attendent, à mon plus grand bonheur. IMG_0778Les premiers marathoniens sont arrivés depuis près de 30 minutes….

Le flot de coureurs, à mi course, est bien moins dense qu’au début, mais globalement les gens courent encore à un bon rythme. J’ai encore personnelement le sourire sur les photos, j’en profite toujours autant, je suis en train de courir un Marathon, alors autant vous dire que rien que de me dire ca, ca me fait avancer, hihihi. Je descend la rue de charenton, et recoit alors les conseils d’un autre coureur : surtout ne pas forcer car le plus dur arrive. Nous allons en effet bientôt (enfin bientôt, dans 8km quoi, tout est relatif) arriver sur les quais, et donc enchainer les montées et les descentes. Il me conseille vivement de ne pas accelerer dans les descentes et de ralentir dans les montées. 8km plus moin, j’aurai oublié ce conseil, et je m’en mordrai les doigts dans la fin du marathon… Bref nous n’en somme pas là. Pour l’instant je profite de mon souffle impeccable pour discuter avec d’autres coureurs, danser près des petits groupes de musique, tout en parcourant l’avenue Dausménil en direction de la bastille. Les enfants nous tendent des bouteilles d’eau, la musique bat son plein, là encore les cris des supporters me portent. Nous bifurquons alors vers les quais, un n’ieme ravitaillement me lance alors sur les vois sur berges. Ici c’est vraiment rigolo. On court à peu près à la meme vitesse qu’un bateau mouche qui nous suit, les touristes nous regardent, répondent à mes grands appels de bras, je m’émerveille devant le calme romantique qui entoure le quai d’en face où des amoureux se promènent, tandis que la force pure se libère non-stop de mon coté. Nous pénétrons dans le grand tunnel qui passe sous le louvre. La chaleur est étouffante, je double une ambulance arrétée près d’un coureur, je sors 10 minutes plus tard totalement encore plus en age de ce tunnel de ce que je ne l’etais en y entrant. Heureusement un point d’epongement nous attend devant la concorde, merci au mec qui a inventé la température, parce que l’eau glacée c’est vraiment divin !!! Les montées et descentes arrivent alors, au rythme des 4 tunnels que nous franchissons, comme celui de l’alma. En oubliant les precieux conseils, je court au meme rythme en descente et en montée, doublant du coup beaucoup de monde. J’arrive au 30 eme km, un peu avant la tour eiffel, en a peine 1 heure après le km 20. Ces 10km furent les plus rapides de mon marathon, mais ce furent aussi la principale cause du martyr qui m’attend, sans que je ne le sache encore.

Mes GS sont encore là, juste après la tour eiffel, alors que nous continuons à courir sur les quais. Je commence à grimacer.IMG_8714 Mes muscles commencent à avoir du mal à bouger. Je n’ai pas spécialement mal, mais juste du mal à bouger mes jambes. Nous passons devant la maison de la radio, puis empruntons la rue théophile gautier, puis la rue Chardon Lagache, avant de tourner à droite dans la rue Molitor. Cette partie du Marathon fut de loin la plus ennuyeuse. Nous sommes en effet dans le 16eme, en plein quartier bobo, là où les habitants sont plus occupés à jouer au scrabble en écoutant RTL qu’a encourager des hommes et des femmes rassemeblant toutes leurs forces pour réaliser un exploit sportif. C’est vraiment dommage, car cela ternit l’image d’un marathon qui fut exceptionnellement agrébale à courir grace à ses nombreux supporters. Bref, nous arrivons enfin à la porte d’Auteuil. En contourant Rollan Garos, le km 35 pointe le bout de son nez, et je sens alors touts mes msucles me lacher les uns après les autres. Le fameux Mur du Marathonien, que je croyais avoir franchi, me tombe dessus comme une massue. Le ravitaillement ne me servira pas à grand chose, je n’ai tout simplement plus de force. Il me reste 7km, ce qui correspond à un tour du parc où je m’entraine à Munich, ce que je fais habituellement en 35 minutes. Ici il me faudra plus d’une heure pour les franchir.

Au 35eme km, cela fait dejà, sans que je ne le sache réellement, 4 heures que je cours. Il est 13h, le soleil est quasiment à son apogée , la température frise avec les 28 degrés, j’embarque 2 bouteille d’eau au ravitaillement et me jure de ne surtout pas me mettre à marcher. Je suis en effet convaincu de ne jamais pouvoir repartir si jamais je marche. Je trotine donc, aIMG_8750llant à peine plus vite que les autres courreurs. Lentement, je finis de contourner Rollan Garros, puis j’entame le tour de l’hypodrome. Là, à ma grande surprise, mes GS sont là, avec en plus Matthieu et Marie, en vélos. Sébastien et Philippe se mettent à courir avec moi. Sébastien m’accompagenra jusqu’au bout. Je ne souris plus, je reste concentré sur la ligne bleue peinte sur le sol, indiquant le chemin à suivre. Tous mes muscles des 2 jambes crient, mes genous sont en bouillis, je bois toutes les 10 secondes. Tel un escargot dégoulinant, je contourne cet hypodrome, qui m’apparaît plus grand que roissy charles de gaules. La fin du marathon se passe ensuite dans le bois de boulogne, et donc principalement à l’ombre. De temps en temps, une musique dynamique dans mon lecteur mp3 me fait passer de 4,6 a 4,7 km par heure… Je double une nouvelle ambulance. Un coup d’œil sur la civière montre 2 éléctrochocs. La fin est réellement dure, mais un homme est peut etre en train de mourir ici, cette vision cochemardesque me donne plus de force pour finir, pour lui je finirai ce marathon. Lentement nous arrivons, Sébastien, Mattieu, Marie et moi aux km 38, 39, 40. Une éternité les séparent les uns des autres. Nous avons contourné le lac et nous dirigeons maintenant vers la porte Dauphine. Enfin le kilometre 41 arrive, je n’y croyais plus. Il ne reste donc que 1km et 195 metres avant de finir. Je continue a trotiner, en boitant à cause la forte douleur qui broie mon genou gauche, essayant de rassembler les forces qui m’ont déjà depuis belle lurette abandonées. Les marathoniens qui ont déjà fini et qui reviennent vers leurs voitures nous encouragent, puis au loin apparaissent d’immenses gerbes d’eau. Des pompiers ont déployés 2 lances indendie et pulvérisent dans les airs des centaines de litres d’eau.IMG_8777

Comme tous les autres courreurs, je passe, ravi, sous une veritable douche glaciale et m’élance alors dans le rond point de la porte dauphine. Ca y est, enfin !!! Je vois la ligne, j’entend les encouragements des hauts parleurs, l’avenue Foch se dévoile devant moi, avec les 200 metres qui me séparent du bonheur ultime. On a parcouru Paris d’est en ouest aller-retour, avec un tour complet des bois qui l’entourent, et l’arrivée me tend les bras, ici, maintenant !! Venant de je ne sais où, des forces magiques me portent, mes jambes s’élancent dans un sprint incroyable, je double des dizaines de coureurs, j’entend les spectateurs sur le coté crier « Whaou regarde celui là comme il fonce ». Les photographes de l’arrivée, chargés de prendre tous les coureurs en photos juste avant la ligne n’ont pas le temps de me cadrer, et je franchit la ligne telle un missile sol-air à plein puissance !!!!

Je ne sais pas comment écrire ce que j’ai ressenti à ce moment précis. Je me suis arreté, extenué. Je n’avais plus aucune force, je tenais à peine debout. Je n’arrivai meme pas à pleurer. Je ne savais presque pas où j’etais . Je me trouvais là, à l’arret, apres 5 heures de course non-stop. Je marche tout doucement, on me retire la puce électronique fixée à ma chaussure (elle a permis de mesurer mon temps), on me donne une médaille, de l’eau, des fruits, un poncho. Je recois tout ca completement ahuris. Je ne comprend plus rien. Incapable de reflechir, incapable de marcher, incapable de pleurer, je suis pourtant incroyablement heureux !!! Mes freres m’appelent, ils sont là, sur le bord, pres du grillage. Ils ne sont qu’a 10 metres mais je met bien 30 secondes pour les rejoindre. Je retrouve alors tous mes GS, ca y est, c’est fait, je suis Marathonien. C’est à peine si j’y crois, et pourtant si !!! Romain, lui, aura mis 1 heure de moins, mais il s’est carrément écroulé juste après la ligne, au point d’etre évacué par la croix-rouge sur un brancard. Il a donc gagné le pari, mais cette sourse fut pour moi bien plus qu’un pari perdu, ce fut une experience unique, où 35000 courreurs se fondent en une seule et meme unité, à l’objectif unique, et prets à tout pour y arriver. 42km, c’est impossible à courir seul, mais perdu dans la foule, soutenue par une autre foule et par ses proches, ca devient presque un plaisir…. Et il faut d’ailleurs bien remercier mes GS qui ont effectué un marathon du supporter, dans des métros bondés et sous un soleil tout aussi brulant. Mille fois merci, je ne sais pas si j’aurai tenu sans vous.IMG_8783

Aujourd’hui, le lendemain, je marche comme un pingoin, tout doucement, incapable de monter des escaliers. Comme on dit, fo savoir ce qu’on veut dans la vie, hein ! Mais entre nous, si c’était à refaire ? héhéhé, vous connaisez la réponse je pense…

 


Quelques photos des gens déguisés:


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Un grand merci a tous mes Gentils Supporters !!! :


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Et enfin, des vidéos du départ, et de l'homme aux échasses, qui a parcouru tout le marathon avec seulement 2 bouteilles d'eau ! Chapeau !



Marathon de Paris 2007
envoyé par kirilover


Marathon Paris 2007
envoyé par kirilover

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06 mars 2007

Ecriture, lecture, parlote...

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Il est là. Au qui vive. Il se tient droit, fixe, debout, bref sur ses 2 jambes. Son regard immobile scrute l’infini de l’horizon. Le soleil impregne de sa lumière nacre l’atmosphere étrange de cet instant incertain. Le vent, ce grand vent glacial, s’engouffre dans les gorges du canyon pour aller lui frapper la joue avec force et violence. Il ne bronche pas. Il reste, les pieds solidement ancrés dans ses santyags de cuir noir. Ses cheveux bruns, rougis par la poussière moite du Texas, se bousculent sur son visage meurtris.

Ses yeux bleus trahissent pourtant une angoisse. La palpitation saccadée de ses cils indique un stress. Pourtant John est un dur, un vrai. Pas plus tard qu’hier encore, il s’était attablé au saloon, avait dévalisé le barman de son whisky sec, avant de réduire en miette le piano à musique. Ce solitaire se trouvait là, face à un problème cruel. Il connaissait par cœur le truc, mais rien à faire, le stress ne le lachait pas.

« Concentré, surtout rester concentré. Ne le quitte pas des yeux bordel !! Surtout ne bronche pas !!! Ta mère t’a pas élevé au pipi de chèvre pendant 13 ans dans le range de tonton Willy pour que tu craque maintenant. Ca serait trop con bordel !!! Pense a autre chose, pense à Charnelles, reste fixe mais pense à elle. Vas-y, allez, tu peux y arriver !!!! »

John se repetait non-stop des encouragements, pour ne pas céder aux pulsations intense de son cœur frèle de 19 ans. Il l’avait déjà fait, plein de fois, pourtant cette fois-ci ne sonnait pas pareil. Yavait un truc qui clochait. Un truc qu’il n’y avait pas avant. Il ne savait pas dire quoi.

« Ce vent du nord, non, ca, ca ne change pas de d’habitude, ya toujours eu plein de blizar en papoisie du Texas. Le soleil alors ? Bordel John, réfléchie merde, qu’est-ce que le soleil a à voir là-dedans vu que t’a un chapeau. »

Il était beau d’ailleurs son chapeau. Une authentique pièce de collection, que son grand-père –Dieu ait son âme- lui avait laissé avant de partir pour l’Est. Une grande pièce de cuivre de vache maigre d’Alaska, au bord déchirés par les multiples baggares dans lequel s’était depuis imbrigué John. Il l’avait décoré d’une plume de ces cons d’indiens, qui avaient eu la mauvaise idée de piquer une brebie du ranch quand il n’avait que 14 ans…

« Hou oui, ca c’était une mauvaise idée qu’ils ont eu ce jour là, ces cons là ! »

Mais alors pourquoi ce stress ??? L’horizon était désert, pas une âme qui vive. Peut-être trop tranquille au fond. Les boulettes de poussières passaient devant lui avant d’aller se cogner au sabot de Richi, son étalon brun. Les vautours planaient haut dans le ciel, annonciateur d’une nourriture rare et précieuse. La moindre erreur serait fatal.

« Allez Jonhy, reste concentr…. »

Tout a coup !!! C’est parti tout d’un coup !!!! Ho merde !!! John sursautat et se retint à la charrette posée là. Il n’en crut pas ses yeux !!! Surgis de nul part, là, devant ses yeux, un yankee de merde !! Il le reconnut facilement, tout le monde les reconnaissait ici, les yankees. Avec leurs chaussures de ville et leurs parapluies à la Sherlok Homes. Une lueur de haine s’embrasa dans ses yeux de ciel, une haine profonde, intime, commune à tous les rancheurs du coins face à ces cons de yankee…

Puis la peur le tressaillat à nouveau !!! Le yankee avancait, il l’avait doublé, et maintenant il avancait, lui tournant le dos, au lieu d’attendre, quel fou !!!

« Bordel ils sont vraiment fous ces yankee !!!! Il va se faire arreter par le sheriff !! Il va peut-etre meme se faire tuer par les nombreuses hordes de hyenes féroces qui peuplent les fourages obscurs du coin. Whaou il a pas les couilles dans les chaussures ce gaillard !!! »

Une perle de sueur coula froidement sur la joue glacée de John. Son cœur s’était arreté de stuppeur. Sa bouche tranblottante laissat d’échapper sa langue agarde, son corps s’éffondrait.

Le yankee !!! Il l’a fait !!! Il a osé !!!

Il a traversé le passage pieton au rouge !!!!

Moralité 1: Rien de sert de croupir, il suffit de traverser à point

Moralité 2: Rien se suivre la moralité 1, si on veut pas prendre 15 euros de prune…

Moralité 3 : Rien ne sert d’attendre le sheriff, il faut regarder avant de traverser, sans avoir à attendre comme un plouc que le petit bonhomme passe au vert, alors qu’il n’y a personne et qu’une pluie battante vous imbibe gentimment de son liquide froid… Et pourtant si, en Allemagne, si, les gens attendent quand ya personne :

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Vous avez remarqué cette stature et ce regard fixe hein ? ! Des 2 cotés du feu… A noter que la camionnette rouge au fond était inoccupée au moment où j’ai pris la photo, donc il n’y avait vraiment personne… Pas si loin de la réalité finalement le ptit John… J’essayerai de prendre une photo plus parlante, genre à 3 heures du mat ou en pleine tempete, hihihi.

Le reste des nouvelles à présent. Vous le savez bien, je me suis blessé la semaine dernière, et ca m’a empeché de courrir toute cette semaine ainsi que d’aller à mes entrainements d’ultimate frisbee. Mardi dernier, je suis allé voir un osthéopathe qui ressemblait plus à un prof de gymnastique aquatique pour mamies qu’a un médecin : habillé tout en blanc, avec un grand sourire large et les sourcils adaptés qui font penser à la caricature parfaite du beau gosse, déssinné dans les BD rubriques à brac, de Gotlib. A plier de rire, hihihi. Bref il analyse mon mollet pendant 10 minutes, le plie dans tous les sens, mais pas de bol je n’avais pas vraiment mal à ce moment là, lui laissant peu de place à l’interprétation qu’il semblait vouloir faire en me tordant gentimment mes muscles. Bref, au bout de quelque joyeux centimetres de tordage enroulés d’une délicatesse emrobure de souffrance, ce médecin me sort en allemand toute la salade q’il connaît par cœur, en me preconisant d’entrée de jeu d’aller me faire soigner par ses collegues du cabinet qui, par le plus grand des hasard, hohoho ca alors, se trouve justement sur le même palier. Ha que c’est beau la solidarité médicale entre des cabinets qui ne se connaissent pas… J’ai beau lui demander de m’écrire sur papier ce que j’ai, et de me filer une ordonnance pour que j’aille m’acheter une creme massante, rien n’y fait, il oublie tout. Je risque alors un œil sur la prescription de soins qu’il m’a gentimment laissé : massages et ultrasons, 10 séances pour seulement 499 euros, ho mais c’est magnifique alors, merci gentil doctor pour ce diagnostic qui ressemblait plus à une action marketing qu’à une aide au patient. Espèce d’enfoiré !

Bref, la lecture de mon diagnostic écrit ne fait que confirmer la derniere phrase citée juste au dessus, puisque ce con a écrit : je vous lit le truc parce que c’est commique quand même. Tendopathie Unterschenkel Lateral. Après une traduction lente et difficile, qui necessita plusieurs mois de travail avec des experts linguistiques du monde entier, j’en suis arrivé à la situation suivante : douleur du tendon de la jambe inférieur droite. Ha ouaiiiiiiiiii. Merci gentil docteur, c’est carrément plus clair maintenant. Parce que c’est vrai que je m’étais pas trop trop rendu compte en fait si j’avais mal au mollet droit, à la 7 eme vertebre ou au 14eme cil gauche en fait. Là c’est carrément plus clair, merci, maintenant je suis sur que c’est bien au mollet droit que j’ai mal ! Whaou que c’est beau le devouement de la médecine aujourd’hui !

Je ne suis donc pas allé à ses séances machins aux ultra-soins hyper violet, fussent-elles remboursées intégralement pas la sécu. Non, j’ai préfére aller m’acheter une bonne petite creme, et elle m’a fait beaucoup de bien. Une lecture rapide sur internet de ce que peuvent représenter des douleurs aux mollet m’a apris bien vite que je souffre en fait d’une tendinitte, résultat d’une mauvaise hydratation et d’un entrainement trop intense. Et c’est bien embettant tout ca, parce que ca veut dire que je dois arreter l’entrainement un sacré bout de temps, afin que cette tendinitte disparaisse completement. Le truc bien par contre c’est que du coup mon niveau d’hydrattion temporelle, indice porvenant de la loi de Kurthones bien connu et résultant d’une division pure et simple du nombre de centilitres (ou de litres dans mon cas) d’eau ingurgités par un être humain normalement constitué par le nombre de minutes au cours desquelles cet individu s’est pris de cette idée saugrenue, loufoque, bref trop bonne de s’enfiler toute cette flotte au travers de sa gorge et de son intestin avide de tant de liquide, et qui, à leur tours, s’empresseront de redistribuer les bien faits de toutes ces petites molecules d’H2O vers les organes de l’individu, toujours lui, et notemment vers les muscles et les tendons entourés de ces sels si douloureux, provoquant par simple réaction physique, leur dissolution plus ou moins longue, augmente (cf le début de la phrase, hihihi)

Cette phrase courte révele de l’exaspération encore plus courte (grrrrrrrrr) qui m’envahit face à mon immobilité sportive. Comme je le disais à Seb, qui l’eut cru hein ? Le mec le moins sportif de la famille autrefois se plaint maintenant de ne plus pouvoir se défouler ses 6 heures par semaine, lol !

Bref passons. Le reste de la semaine, je l’ai passé a chercher un nouvel appart et je l’ai trouvé, enfin !!!! Il est situé plus au nord, du coté de l’Olympia Turm, vous avez cette pointe d’acier dont je parlais dans la news précédente. C’est à 4 stations de métro de là ou je suis actuellement. C’est toujours aussi direct pour aller au boulot, ca c’est cool. Je mettrai 25 minutes au lieu de 20 pour aller travailler, whaou trop dur, je sais pas si je tiendrai le coup, hihihi.

Mes colocat…………….RICES (et oui, une fois de plus !!!!!!) sont toutes les DEUX très sympas (je met bien en majuscule pour bien faire baver les mecs, déjà jaloux de mon appart lyonnais, où deux carmantes créatures avaient déjà envouté mes nuits d’automne, mais cela ne nouuuus regarde pas…). Bref, the same situation se reproduit, hihihi. A croire que mon carisme a fait tout le travail, haaaaa, oui ca va merci, mes chevilles vont bien. Soyez pas jaloux, mes potes, vous aussi vous connaitrez un jour la gloire de l’Hômme, je pense surtout à toi JB, héhéhé. ;)

Enfin voilà. L’une est allemande,et viens de finir son stage de fin d’étude en chimie, hé oui, héhé, marrant ca. Elle adore la chimie inorganique, le truc que j’aime pas trop trop, et par contre elle n’aime pas trop la biochimie qu’elle a étudié à la fac, contrairement à moi, promettant déjà au moins un long sujet de discussion sur l’intérêt de la chimie dans les écoles élémentaires de la province de Kashrif au Sud ouest du pakistant kurde.

L’autre coloc est italienne, mais ma mémoire redoutable à déjà stocké trop loin dans ma bouillie cervicale les infos la concernant, résultant à une incapacité totale à aller repecher ces info dans la foire monumentalle de mes neuronnes. Bref j’ai oublié quoi.

Le quartier ? Ha on est loin des libraires tous les 5 numéros, des cafés branchés, des mannequins traversant la rue et des jaguars rouges garrées actuellement devant mon appart. Non là ce sera plus tot un long boulevard, des bureaux et des HLM. Le parc de l’Olympia est par contre juste à coté, promettant de belles balades. Et puis le centre, le jardin anglais, les sorties, tout ca n’est qu’a 10 minutes en métro, et je compte m’acheter un vélo de toute facon.

L’appart en lui-meme maintenant. Il est libre pile poil la periode où j’en ai besoin, nickel. J’ai pris qq photos en pensant à vous.

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Voici donc mes colocs, avec à gauche la fille que je remplace, au mileu l’italienne et à droite la chimiste, Hélène. Vous pouvez commencer à découvrir derriere le salon immense, mais vous arrachez pas les yeux, le voici le salon.

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Oui oui, ceci n’est QUE le salon, avec une jolie télé, une grande table, un grand balcon en commun avec la cuisine, et…. un secrétaire, attendez ho, hein, on est classe où on l’est pas, merde quoi !

La cuisine d’ailleurs, endroit on ne peut plus important pour moi, et qui m’a fait pencher en faveur de cet appart à défaut d’un autre, dont la cuisine était minuscule.

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Ce n’est pas le cas ici, et en plus d’être grande, elle est bien équipée, promettant de bons ptits repas avec ces demoiselles qui, je l’ai vite compris au cours de notre discussion-évaluation style auberge espagnole de dimanche dernier, ont l’air d’avoir un fin palais et un gout prononcé pour la bonne cuisine, therme qui ici rime automatiquement avec cuisine francaise. Rien que les explications de recettes et des mots tout betes comme tartiflette, fondant au chocolat, ou vin de famille les faisaient déjà craquer. Je me plait à penser que cet argument à fait pencher la balance en ma faveur pour obtenir cette chambre. Je me plait à le penser, car je suis le cuisinier le plus minable de la famille en France, mon palmarès culinaire se limitant a crepes-tartiflette-gateaux, mais ici je suis traité en Roi des fourneaux, youpi !

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 Ma chambre est assez petite, 12m2, mais le grand lit deux places, le large bureau ainsi que la grande armoire me font déjà partir dans res rèves divains lors de mon sommeil sur mon matelas posé sur le sol, au pied de mon bureau étroit. Hummmm, quel délice !

Et l’appartement réserve encore des surprises. Nous sommes donc 3 à l’occuper, enfin 4 puisque Hélène vit avec son copain, et l’appartement est doté d’une salle de douche avec WC et aussi d’une salle de bains, là aussi avec WC. La machine à laver est dans la salle de bain bien sur, mais l’honneteté qui traverse mes lignes d’écritures me force à admettre que ce n’est pas la première chose qui m’a frappé en entrant dans cette pièce, je vous laisse admirer :

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Hummmmmmmmmm, je vois d’ici le tableau. Je rentre du boulot, on se prépare une bonne bouffe avec mes colocs, on déguste ca autour d’un bon domaine grand Saint-Nadré, on s’éternise sur la terasse à parler de la vie, je me fais couler un bon bain chaud, je m’y étale facon milliardaire avec un bon bouquin, avant de plonger tout fumant dans la couette froide et épaisse de mon grand lit deux places….. Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa dans un mois j’y suis !!!! rien que de relire cette phrase j’en ai des frissons dans le dos, je pourrai lui donner un style encore plus coulant mais la faim me signale sa présence dans mon ventre, par des bruits étranges pouvant évoquer le lacher de gaz louches au fin fond d’une bouche d’égout, vous voyez le genre…

Bref. Les 4 pages sont atteintes, cette phrase fera passer le cap des 5. Cette news m’aura pris deux jours, et j’espère que vous y aurez pris du plaisir. Je vous embrasse tous pas trop fort, parce que à force de vous embrasser toutes les semaines de toutes mes forces, ma gestuelle risque de vous encombrer en tant soit peu les voies respiratoires, ce qui serait, admettons le, franchement stupide…

Kiss

Juju

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02 mars 2007

Simpsons + Noir désir =

Regardez moi ca un peu, du travail de génie ! Le mec qui l'a fait s'est bien fait plaisir.


Amv simpsons
envoyé par NY182

Posté par kiri_lover à 21:37 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 février 2007

Carnaval

Le pont des soupirs, ces rues étroites, des canaux omniprésents vous berçant au gré des mélodies le plus douces, tandis que vos yeux s’écarquillent devant des masques irréels dévoilant une magie italienne surréaliste. Venise vous emballe, Venise vous enchante, vous percevez le murmure des femmes anonymes, les éclats de rire des enfants vous envoient vers un autre univers. Puis, au coin d’une ruelle, quelle magie de découvrir cette…. heu enfin ce…. Mais enfin diable qu’est-ce-que c’est que ce guignol, ce farfellu là. Déguisé en girafe, à Venise ???? Mon Dieu ya vraiment des gens qui ont pas le sens du romantisme.

Qu’y a t-il d’inscrit d’ailleurs sur son verre ? Serait-ce, comme moi, un delicieux vin Sicilien, ou alors une douceur sucrée du sud de la France peut-etre. Mon regard se pose lentement sur ce verre, me revelant petit à petit la connerie profonde dans laquelle j’ai du sombrer….

« Paulaner ». Ha oui tiens c’est vrai. Ha et puis d’ailleurs c’est pas une girafe, mais une grande fille blonde. Ya bien des canaux ici, mais l’eau y a été remplacée par des gens, beaucoup de gens, une foule démentielle qui vous conduit tout droit au CARNAVAAAAL de Munich yeah ! Finis les masques de dentelles, adios les verres de vins, bye-bye cette ambiance feutrée, place au grand n’importe quoi, aux costumes les plus farfellus, à la musique pleine puissance pendant 3 jours.

Hé oui, Munich a vécu le week-end dernier un carnaval magnifique, et pas seulement réservé, comme en France, aux jeunes enfants. Non non ici, tout le monde participe, une chope à la main, dans une ambiance inouie !!!! Pour moi l’aventure n’a réellement commencée que le lundi, c’est à dire l’avant dernier jour du carnaval. Au cours du week-end, j’avais bien sur remarqué qq enfants déguisés en chats dans le métro, ou par-ci par-la qq personnes habillées en rose (j’avais alors attribué ce rose à la tendance vestimentaire toujours quelque peu contestable de nos amis allemands, c’est-ce pas…).

Et puis lundi, au travail, la raison de ces couleurs m’a enfin été expliquée, présentée, bref exposée par mes GP et mes GC (gentils patrons et gentils collegues). Le lundi soir, je décide donc d’aller faire un tour du coté de MarienPlatz, la place centrale de Munich, pour y découvrier ces déguisements tant renommés. Une station après avoir embarqué dans un métro relativement vide, un vacarme assourdissant me tire du sommeil dans lequel je m’apretais à tomber, en bon flemard… Je sors alors de la rame, et découvre sur le quai même du métro, c’est-à-dire vous l’aurez compris, à près de 20 metres sous terre, dans un espace relativement clos et ou la propagation du son est franchement favorisée par la présence de cloisons incurvées, je découvre donc rien de moins qu’un groupe de percussion !!!! Vous savez, un groupe d’une dizaine de personnes, armées de caisses lourdes et légeres, et menées par une tierce personne armée, elle, d’un simple siflet. Imaginez un peu le barouffe de dingue crée par ce truc !!! On est loin de Venise et de ses ptites mélodies Mozardienne… Là on est vraiment en Bavière, Welcome in the capital of the n’importe quoi !!!

Voici les 2 vidéos que j'ai pu prendre de ce groupe de musique:


Fanfare U-bahn
envoyé par kirilover


Carnaval Munich
envoyé par kirilover

Bref je continue en métro, mais là, la Marien Platz est vide, déserte, il n’est que 10heures du soir, mais il faut croire que tous les allemands sont déjà raides torchés (comprenez bien sûr : ivres), en train de draguer Morphée en pensant à la journée d’après…. Je sillone alors les rues pour tenter de prendre en photos quelques déguisement atypiques, mais c’est peine perdue. Je croise malgré tout 5 délicieuses créatures : 5 diables et un ange, l’ange étant chargée par ses amies diables de vendre des cadeaux ou des bisous à tous les passantsIMG_5558. En bon négociant, héhéhé, j’ai réussi à embrasser chacune 2 fois pour seulement 1,5 euros, alors que le bisous était fixé à 1 euros l’unité !!! Le charme francais ne serait-il pas une farce ?

Le lendemain, la boite nous avait gracieusement offert l’après midi pour que nous puissions profiter du meilleur jour du carnaval. J’essaie de me trouver une boutique pour me deguiser, mais il ne fallait pas rever, plus aucune n’est ouverte. Je me conconcte alors un deguisement sur ma blouse de chimie, en dessinant au marqueur indélibile des symboles nucleaire, toxique et risque biologique. Sur le chemin, je croise un mec en vélo tunné en harley davidson, lui-même coiffé d’une peruqe facon Jackson five… IMG_5561En arrivant à MarienPlatz, cette fois-ci, l’ambiance est tout autre de la veille : Des milliers de personne, déguisées en tout, de la musique, des paillettes, des rires, des rires et encore des rires, à en faire palir un paresseux endormis sur sa branche, en Guinée du Nord. Je tente alors de retrouver mes amis dans cette masse, et j’y parviens, après quelques 200 metres parcourus en 45 minutes. Nous entammons avec délice les boissons amassées dans mon sac à dos, à 4h de l’apres-midi, tout en laissant nos esprits s’evader par ce défile de moumouttes, de choux fleurs, de toilettes mobiles, de vrais flics barbouillés de crayons, de pulls en moquette, de perruque rouge, de poulets, de clowns facon sixties, de mec en costard marguerrited_lire. Mes nombreux aller retour entre notre lieu de blablatage et le superbe arbre très discret que je m’étais trouvé au fin fond d’une ruelle pour me soulager des quelques désavantages de la bière munichoise tout en évitant ces grandes boites en plastique nommées toilettes devant lesquelles une longue queue de gens courbés par l’envie attendent patiemment, ces quelques aller retour donc, m’ont permis de croiser encore plus de déguisés, comme par exmple ces GB (gentils bagnards) IMG_5580ou encore quelques autres girafes toujours armées de multiples chopes au liquide mousseux

Bref, je quitte mes amis sur le coup de 19h30, bien amoché par cette alc…. je veux dire pardon, par cette musique assourdisante et ces paillettes à gogo, et m’engouffre dans mon GM (gentil métro) pour retrouver mon GL (gentil lit). La statue de la liberté IMG_5586et les poullettes qui me suivent dans le métro IMG_5582me font comprendre que visiblement la soirée n’est pas finie pour tout le monde, mais en tous cas moi, je ne pouvais plus tenir. C’est alors que je me met à discuter avec 2 allemands, pas déguisés et c’était bien les seuls hihihi, et ils me proposent de les accompagner pour poursuivre la soirée, me faisant réaliser au passage que à ce moment precis qu’il n’est que 7h30, et non pas 3 heures du matin