04 mai 2008
Comment de marrer le week-end du 1er mai ?
Haaaaaaaaaaa, ben enfin, une petite news bien croustillante. Nan parce que y faut bien dire que ces derniers temps les émissions d’informations provenant du grand ouest étaient relativement limitées et contenues dans de simples « vous allez bien », « je vous embrasse » ou encore « voici ma liste anniversaire ». alors que pourtant il s’en est passé des trucs, mine de rien : mon premier boulot, mon installation à Nantes, les compétitions d’ultimate frisbee dans lesquelles je me lance avec une joie pétillante, les stores ikea impossible à fixer au mur, les moutons de poussières dans certains coins reculés de mon appart, le tas régulier de fringues pas repassées, et puis dernièrement le marathon impossible (et pourtant si !) à terminer qu’et celui de Paris, merci mes mollets d’avoir accepté de supporter la stupidité des ordres envoyés par mon petit cortex.
Mais dernièrement en est arrivée une ultra croustillante, là c’est du Krunch craquant de chez craquant, il s’agit de mon aventure aux Pays-Bas ce week-end pour aller fêter le fête de la reine. Bon alors je vous refais pas le topo du bidule hein, je vous avais déjà écrit une tartine géante sur cet événement lorsque j’y étais allé pour la première fois en 2006 pendant mon stage en Hollande. Il s’agit donc de l’anniversaire (ou de l’anniversaire de sa mort d’ailleurs je sais plus trop trop) de la reine Elisabeth, je crois (…). Bref c’est un genre de fête nationale, ou pendant 2 jours les mots clés sont : faxe free (commerce sans TVA, aussi bien dans les grosses enseignes que dans la rue), alcool (les hollandais sont très très fort), musique à fond et du orange partout, la couleur nationale.
Sauf que cette année, tout un tas d’événements non prévu au programme initial sont venus se greffer sur ces 3 jours, transformant ce présumé paisible week-end en une succession de catastrophe plus ou moins marrante transformant le tout en une bouillie que l’on pourrait aisément qualifier de sans nom….
Le programme initial
justement : décollage de Nantes mercredi 30 au matin à 6h50, arrivée à Dam
(c’est Amsterdam pour les intimes, hihihi) à 9h, petite balade dans les ruelles
ensoleillées d’une Amsterdam soudainement vidée de ces fêtards de la veille,
désormais occupés à cette heure là à repeindre leur toilettes et à chercher un
coin pour dormir qui soit un peu moins dur que le pavé où ils ont commatés une
bonne partie de la nuit qui vient de s’achever J Se poser dans un ptit
café, et attendre paisiblement Sophie qui doit arriver par le train de 14h à
Dam. Puis Benjamin, le copain de Sophie, devait à la base débarquer sous un
soleil éclatant vers 19h, et une fois les sacs posés à la consigne de la gare,
nous devions tous ensemble rejoindre les désormais réveillés fêtards de la
veille dans des rues cette fois-ci bondées de chanteurs et de bonne humeur.
Puis nous aurions dû prendre le dernier train pour se rendre à Utrecht, dans le
centre de la Hollande
Mais seulement voila, ha oui mais seulement, tout le problème réside dans ce mais seulement :…… RIEN……. ne s’est passé comme prévu. (tatatataaaaaaaaaaaaaaaa, la grosse musique de film d’horreur). La densité tuileuse a été, on peut le dire, particulièrement élevée, hihihi, faisant du même coup franchement varier le tuilomètre, oui oui oui, le tuilomètre. Vous allez vous aussi apprendre à connaître cet étrange appareil en lisant ce qui suit…
Mardi soir : préparation du sac, calage des horaires des bus pour rejoindre l’aéroporté, je me couche confiant à minuit en calant 2 réveils à 4h du matin, dont un surpuissant, vous savez ces petits tics tacs qui vous déclenchent une alarme de pompier… Seulement voila, pour les faire marcher, Jean-Michel, il faut les remonter, et c’est justement ce que j’ai oublié de faire. Du coup mercredi matin, je bondis d’un coup et hurle en découvrant les aiguilles de ma montre horriblement positionnées sur 6h55. ARRRRRRRRRRRRRRGHHHHHH, ca commence bien, j’ai loupé mon avion !!!!! Ni une ni deux, je fonce sur internet réserver un billet de train. Je découvre alors les réalités de la vie : 8h30 de trajets en train contre 1h20 en avion, avec changement à paris et à Bruxelles, youhouuuuu, trop cooooooooooooooolllll, le tout bien évidemment bercé d’un agréable prix à 3 chiffres, juste pour l’aller….. Aie Aie Aie….
Bon c’est pas tout ca mais il faut partir, si je veux pas en plus louper le train que je viens d’acheter. Sur le trajet, le doute que fait apparaitre la discussion avec ma moman chérie au téléphone (bonjour, d’ailleurs) est confirmé par la centrale d’achat de Air France. Un billet aller-retour n’est valable que si l’aller est enregistré. Autrement dit, vu que je n’ai pas enregistré mon billet à l’aller, mon billet retour n’est pas non plus valable. Seules les taxes d’aéroport me seront remboursées…. Gloups…. Me voila désormais parti pour la hollande en ne sachant absolument pas si j’aurai une place dans un quelconque train pour revenir. Géniaaaaal, merci le réveil….
En arrivant à Bruxelles, je décide pendant le changement d’acheter mon billet retour. Je me trouve un ptit retour de 8h là aussi, le samedi matin, me faisant arriver à Nantes à 16h au lieu des 10h30 prévus à la base avec l’avion. Adios donc le ptit barbec sur la plage avec les potes… Le tout, bien évidemment, pour un autre prix à 3 chiffres, j’adore…J’apprends aussi qu’un changement supplémentaire va avoir lieu à Amsterdam, car pour éviter d’engorger la gare pour la fête de la reine, tous les trains internationaux sont redirigés vers l’aéroport, à partir duquel des navettes sont organisées pour la gare centrale. Au final, 8h30 et 3 changements après être parti, et surtout 7h après l’horaire initialement prévu, je foule enfin le sol de la gare centrale, et j’y retrouve Sophie, écroulée de rire par l’histoire plus ou moins rocambolesque que je viens de vivre. Nous découvrons alors ensemble la 3eme tuile de la journée : les consignes de la gare d’Amsterdam sont fermées pour la fête de la reine, sans doute à cause du plan vigipirate du coin. Nous partons donc avec nos sacs de marche sur le dos nous balader dans les rues déjà bien bondées d’Amsterdam. J’enfile mon costume à paillette et ma perruque rouge du marathon, et c’est parti !!!!!!!! Tous les soucis s’évaporent d’un coup, lorsque des hollandais éméchés se mettent à danser avec nous, embarqués dans des chansons visiblement typique que tout le monde connaît par cœur. Ca, à chaque coin de rue, les rires et les cris submergent les habituels brouhaha du tram et des voitures.
Voila donc pour la tuile du billet d’avion. Le tuilomètre est au niveau 2, puisque ya aussi la tuile des consignes…
Aucune circulation ce jour, tout Dam est réservé aux piétons : 6 millions de visiteurs attendus, pour une ville qui ne compte que 600.000 habitants, forcément ca fait du bruit, hihihi. J’ai retrouvé un petit bar que j’avais repéré il y a deux ans. Il est toujours là, accroché à son petit canal, avec sa petite terrasse pavée et ses ptits canards qui viennent barboter paisiblement (me sens vachement grand là, au milieu de tous ces ptits bidules, hihihi). 19h sonne, nous partons retrouver Benjamin à la gare. Il nous raconte avoir fait la connaissance d’un mec dans le train entre l’aéroport et la gare (20 minutes) qui lui semble honnête et qui accepterai de garder pour lui sa valise à l’hôtel. Il a pas peur de laisser comme ca sa valise. En fait nous apprenons au fil de la discussion que ce mec est en fait un acteur porno Serbe, invité par PlayBoy magazine, au très luxueux hôtel Victoria, pile en face de la gare (rien que ca). Faut le faire quand même, hihihi. Benjamin récupérera sans problème sa valise à 11h du soir. Balèze, respect J
Nous rentrons tout joyeux sur Utrecht en train, puis nous nous endormons tout jouasse chez le copain de Jess, le hollandais Fabien. Le lendemain, le tuilomètre va monter à son troisème niveau… Nous décidons de partir pour les fameux moulins de Hollande, de Kinderdicht, que j’avais visité avec Matthieu et Marie (salut mes ptits loups, au fait) il y a deux ans. Le temps est dégagé, un peu frais. Fabien nous emmène en voiture, et nous arrivons bientôt sur place. C’est alors qu’un orage semble éclater au loin, avec un superbe éclair qui illumine le ciel. Nous continuons notre route, et d’un coup BAM !!!!!!! On vient de se faire frapper en voiture par la foudre !!!!!
C’est un truc inouïe, ca ne m’étais jamais arrivé
avant !!! En fait, on tournait à gauche dans la rue, et j’étais assis en
passager avant, donc je regarde à droite pour les éventuelles voitures.
Soudain, un immense flash lumineux semble s’écraser juste à coté de la voiture,
à, je sais pas moi, ptet 3
mètres
Fabien s’est mis en warning 10 m
Nous visitons donc ces moulins, puis soudain Benjamin fouille ses poches, et se rend compte que il a perdu ses clefs de voiture et d’appartement, faisant remonter le tuilomètre à bien 3,5 facile, disons même plutôt 4, car ca c’est vraiment une grosse tuile. Il les cherche à fond, en rentrant à l’appart il ne les retrouve pas, et pense peut-etre les avoir perdu au resto de la veille à Amsterdam. Le lendemain nous regardons les pages jaunes locales sur internet, et nous retrouvons le dit resto. Nous partons donc pour Dam, et le tuilomètre redescend enfin à 3, puisque ouf, le resto avait bien gardé les clefs. Pfiou !!!! Nous passerons le reste de la journée à nous balader dans cette superbe ville, enfin débarrassée de ses poivrons des 2 derniers jours. Je ne les blâme pas hein, les poivrons,ho, j’ai fait la même ya deux ans, hihihi.
La dernière tuile, la meilleure en quelque sorte, arrive en cours de journée. Rappelez-vous, Jess m’avait dit ne pouvoir me loger que mercredi et jeudi, du coup j’avais réservé sur internet un hôtel à coté de l’aéroport pour vendredi. Ben oui, à l’époque, je pensais revenir en avion. Donc bon déjà ca collait plus, vu que je partais en train de la gare, mais bon c’est quand même mieux que rien, j’avais un toit pour vendredi soir. Surtout que c’était qu’à 2 chiffres la chambre, quelle chance, hihihi. Donc bon vendredi ma… whaouuuuuuuuuuuuuuuuuuu…..
Ho excusez moi, je viens de sursauter !!!!! Je viens de vous parler de l’éclair de Hollande, et là rebelotte, à Nantes, à 22h43 ce dimanche soir, bord…. Yen a un 2eme qui vient de me tomber dessus…. Brrrrrrr…. Je l’ai vu arriver cet orage, donc j’ai pris soin de débrancher télé et PC. Et puis là, en écrivant cette dernière tuile, un éclair illumine la pièce. Je me mets donc à compter les secondes pour voir à combien c’est tombé, et j’ai même pas le temps d’arriver à 1 que BAAAAAMMMMM, le même que jeudi dernier !!!! J’en ai encore la chair de poule, glaglaglaglaglagla…..
Bon, revenons à nos tuiles. Vendredi matin donc, j’embarque mes affaires pour aller à l’hôtel le soir. Mais pour ne pas m’encombrer à Amsterdam avec, je les laisse aux consignes de Utrecht ; nous devons en effet passer la soirée à Utrecht, donc je récupérerai mes bagages à ce moment là. Nous partons donc visiter Amsterdam, toujours sous un temps magnifique, là je dois dire qu’on a eu du bol. Puis, vers les 14h, Benjamin reçoit un SMS de Jess sur son portable : « Julien peut rester dormir chez moi ce soir. » Coooool !!!
Je décide donc d’appeler immédiatement l’hotel pour annuler ma résa, mais sauf que là, pas d’bol, j’ai tout laissé dans ma consigne de Utrecht (le tel de l’hôtel etc..) Grrrrrr. En rentrant finalement à Utrecht en fin d’aprem, je fonce à ma consigne, et j’appelle l’hotel, qui me renvoie vers l’agence de voyage à laquelle j’ai réservé la chambre pour annuler la résa. Je m’exécute, mais tombe malheureusement sur le répondeur du site internet : « nos bureaux sont fermés après 18h ». Il est 18h30, les boules, comme on dit… L’hôtel ne veux rien savoir, impossible (soi-disant) d’annuler la chambre sans l’accord de l’agence.
Finalement je décide de passer la soirée à Utrecht, et de dormir chez Jess à nouveau, puisque de tout façon l’hôtel n’était pas bien placé pour prendre le train le lendemain. Je sais pas si vous avez bien compris, mais en tous les cas, je me suis bien fait eu dans l’affaire, snif, et le tuilomètre, lui, monte facile à 4.
La soirée se passe très bien, bonne bouffe, bon bar, bonne
rigolades, très bonne nuit, et très bon retour sur Nantes en train, avec
seulement 1 changement, à paris (contre les 3 de l’aller, attention, ya de
l’amélioration, hihihi). Et même à la fin le train s’est arrêté en pleine voie
pour défaut d’aiguillage. J’espérais en secret que nous resterions bloqués plus
de 1h, pour que la SNCF
Nous disions donc, un week-end palpitant, avec un tuilomètre à 4, hein globalement : Un loupé de réveil qui a engrangé des billets de trains à la dernière minute, un non remboursement des billets d’avions, des hotels réservé pour rien, le tout se chiffrant à quelques 207 142 dram Arméniens, ou bien encore 13 ladas d’occasion. Mais aussi des clés plus ou moins perdues, des consignes fermées quand y faut pas, des gardes bagages qui jouent des films porno pour paly-boy, un temps magnifique, des éclairs qui savent plus ou péter, des bonnes crises de fous rires, de l’émotion de retourner dans ce si beau pays, et très peu de photos puisque je ne voulais pas embarque mon appareil de peur de me le faire piquer, et qu’au final chaque jour je pensais à devoir acheter un jetable sans jamais avoir eu l’occasion de le faire en 3 jours (champion, le ju, je sais, hum hum)… Pas grave, Ben’ m’enverra les siennes. Et surtout des potes avec qui on s’est bien fendu la gu… enfin, je veux dire, avec qui le développement d’une ou de plusieurs émotion subversives inconditionnelles proches de la satisfaction hilarantes nous ont permis d’atteindre chacun dans une homogénéité individualiste et générale un état d’osmose parfaite avec les différents éléments composant le milieu dit extérieur…
Voili voilou, donc retenez bien si vous voulez faire des bonnes affaires et acheter des vêtements ou d’autres trucs sans taxes, allez à la fête de la reine à Amsterdam le 29 et le 30 avril, mais surtout, surtout, mettez votre réveil !!!!!!
A plus mes zamours !
Surtout que l’orage pette à nouveau au loin, momaaaaaaaaaaaaaaaaaannnnnn !!!!!
Tonton Juju
13 octobre 2007
Les premières news de l'apprenti commercial de Toulouse !
Bonjour a tous,
Il n’y a rien a dire, et pourtant tellement à raconter. Cette première semaine de travail fut très bonne, autant au niveau de l’accueil de l’équipe que au niveau de ce que j’ai appris.
Pourtant, lundi matin, en arrivant à l’aéroport de Toulouse Blagnac, la pluie et le froid pouvait laisser présager une mauvaise semaine, mais c’était bien le seul point noir de la semaine au final. Depuis je ne cesse d’avoir de la chance et de trouver tout intéressant.
Vous le savez, j’ai donc été embauché chez une société française, LC Système, appartenant au groupe allemand Surtec. Ils recherchent, développent, fabriquent et vendent des produits chimique pour le traitement de surface. En thermes plus clairs, ils sont spécialisés dans les produits de traitement des métaux : anti-corrosion, préparation à la peinture, décapage, nettoyant, laquage, j’en passe et des meilleurs. Ou, en thermes plus techniques, dégraissage, décapage, dérochage, , galvanisation a chaud, protection galvanique, galvanisation électrochimique, protection cathodique, anodique, blanchiment, top coats, phosphatation, bref, tout plein de mots qui rapportent tout plein de points au scrabble, hihihi… J’ai donc eu une formation technique, ici à Toulouse. Elle durera en tout 2 semaine, puis je partirai à Nantes pour commencer à travailler.
Mes journées se suivent et ne ressemblent pour l’instant pas. J’ai eu une formation à différents produits. Je m’attendais à être complètement largués, mais pas du tout. C’est de la chimie minérale, une matière à laquelle je n’étais pas très fort pendant mes études. Mais en fait je me suis rendu compte que ca ne sert à rien d’être très fort en théorie, si ce n’est pour faire de la recherche fondamentale ou pour bosser dans la pharma. Pour tout le reste, dès que vous passez en développement ou en ventes, vos connaissances ne vous aident pas plus que ca. Je me sens donc à l’aise dans ce domaine, sans être largué. Super ! C’est donc de la chimie tournant autour des complexes de coordination formés à partir des métaux de transition, comme le fer, le Zinc, le Chrome etc…, mais sans rentrer dans les détails de l’atomistique et de la géométrie des complexes comme on se plaisait à le faire à l’escom. Non, ici tout est tourné vers l’application du procédé, ses avantages, ses inconvénients et son utilisation optimale. C’est top !
J’ai aussi eu une formation au fonctionnement de la société. Tout est très bien organisé. Des que mon client demande un truc, toutes les procédures sont normalisées et informatisées afin d’aller plus vite et de retrouver plus vite les informations. En outre, ou que je sois dans le monde, je peux me connecter au réseau de l’entreprise via internet, afin d’avoir accès aux fiches techniques et aux dossiers de mes clients, c’est super pratique ! Au revoir les gros dossiers de trois tonnes pour chaque client, où l’on se perd dans les 36780573 pages de factures, de fiches techniques et de résultats de contrôles. Maintenant, en 3 petits clics, je pourrai retrouver tout ce que je veux !
La semaine prochaine, je poursuivrai ma formation technique et je partirai avec des commerciaux rodés, pour aller voir certains de mes clients, et voir comment ca se passe concrètement sur le terrain pour écouter et conseiller les clients. Pour l’instant, je me suis plongé dans les dossiers de mes clients. En effet, il y avait avant moi un commercial pour la zone dont je m’occuperai mais il s’est fait virer fin avril, et depuis, ce sont les autres commerciaux qui s’occupent du secteur. Tout le monde est donc content de voir arriver un commercial dédié pour cette zone. Et d’après les autres commerciaux, j’ai la zone française la plus mieux, vivivi : beaucoup de clients, et surtout beaucoup d’entre eux qui commandent déjà, dont pas mal qui commandent beaucoup. Je pourrai donc me plonger dans le milieu sans être complètement paumé. Et quand je me sentirai suffisamment à l’aise avec tous ces clients, je pourrai me lancer dans la prospection de nouveaux clients, c’est top ! Mais ca, pas avant 1 an à peu près, le temps d’être suffisamment à l’aise pour vendre nos produits.
Enfin, il faut bien souligner que cette petite entreprise sait accueillir ses nouveaux arrivants : un PC offert, qui ne fait absolument aucun bruit. Un vrai petit bonheur à coté de ma tondeuse personnelle, qui vire carrément au Boeing lorsque je lance un DVD… Un téléphone portable, ultra perfectionné, un Samsung E250 pour les experts qui liraient ce mail, avec à la clé un forfait en conséquence, vu que je vais passer une très grosse partie de mon temps au téléphone. Et l’autre grosse partie de mon temps allant se dérouler sur les routes de France, la société me file une voiture, à priori une scénic ou une laguna !!!!! Trop trop cool ! Avec à la clé, tout ce qu’il faut pour s’y sentir bien : lecteur CD-MP3, GPS, clim… Il fau dire que, dans mes grosses semaines, dixit les autres commerciaux, il peut arriver de faire plus de 2000 km !!! Difficile alors de les faire en R5 version moquette sans direction assistée… Et pour comble le tout, LC système m’a même proposé de me donner une imprimante, car vu que je travaillerai directement depuis chez moi, à Nantes, je devrai imprimer certains documents. Mais là j’ai refusé car j’en ai déjà une, et de tout façon ils me paieront le papier et l’encre.
Ha oui, et c’est ca l’autre gros point positif : ils me paient tout !!! Enfin presque. Si je suis en déplacement, enfin plutôt quand je serai en déplacement (le si est un peu illusoire…), je serai forcé de dormir à l’hôtel. Ils me remboursent donc en fin de mois mes déjeuners de la semaine (du coup tous au resto, y compris pour inviter mes clients, hum, je sens que je vais bien bouffer, finis les pattes étudiantes !!! ), mes diners et petits dej s’ils sont pris à l’extérieur, mes nuits d’hotel mais, d’après les commerciaux, pas les prostituées qui peuvent y trainer, dommage… Et puis bien sur l’essence et les péages. Ca veut donc dire que je vais franchement bien gagner ma vie on dirait, chui trop content. Et puis j’ai hâte d’être à la semaine prochaine pour voir comment ca se passe sur le terrain. Pour l’instant en tout cas, je m’éclate !!!
Ha et puis cette semaine et la semaine prochaine, je loge à l’hôtel, a 5 km
Et bien c’est la très grosse grise du milieu, oui oui, celle où il y a marqué 607 à l’arrière, hihihi. Un monstre, ou plutôt un tank, de 5 mètres
Niveau sorties, je ne fais rien le soir, complément crevé par mes neurones qui n’avaient plus autant fonctionné depuis 3 ans. Il faut dire que l’hôtel, tout comme l’entreprise, est situé en pleine zone artisanale à 10 km
Tiens, et puis allez, juste pour vous, puisque vous êtes gentils et sages (on se tait dans le fond !!!), regardez un peu sur quoi je tombe hier soir en revenant de Toulouse, garées sur le parking de l’hôtel. Au total, 6 monstres de la technologie : !!!!!!
D’après le concierge de l’hôtel, elles appartiennent à des amis du proprio de l’hôtel, qui se réunissent ici tous les 3 mois. Et encore, d’après lui, il n’y avait pas beaucoup de voitures de collections ce soir là. Il n’empêche, il y en avait largement assez pour faire le plaisir des yeux, touche touche, hihihi…
09 juillet 2007
Saut en élastique
Voici les vidéos. On les a prise avec un super camescope (merci papa), mais mnt je ne sais pas comment les mettre sur mon PC. Donc ben j'ai filmé la télé avec mon appareil photo numérique, et je met ca en ligne. Du coup on perd pas mal en qualité d'image, notamment avec les bandes qui apparaissent toujours quand on filme un écran. Quand j'aurai le temps et surtout le matériel qu'il faut, je mettrai les vrais vidéos en ligne. En attendant celles-ci donnent déjà une petite idée de ce que bien être le Grand Frisson
En premier, un apercu de la hauteur du pont de l'Artuby, dans le Verdon : j'ai filmé un mec en train de sauter. Ca fait donc 182 metres de haut, et on tombe de 160 metres. Enfin a peu pres hein, on est pas à 10 metres pres, hihihi.
Sautà l'élastique du pont de l'artuby
envoyé par kirilover
En deuxième, c'est moi, vous aurez reconnu. Je voulais faire coucou à la caméra et faire un superbe saut. Et au final, dévoré par la trouille, j'ai pas fait coucou et j'ai fait un saut tout pourri. par contre j'ai bien trippé !!!! Les 4 premieres secondes de chute sont de la pure adrénalyne qui se libère de mes trippes comprimées par le stress, une poussée de sensations comme la pire des montagne russe ne me filerai jamais... La le concert de cri qui s'en suit vous laisse imaginer l'était d'euphorie dans lequel je me trouvais.
Saut-julien
envoyé par kirilover
En troisème, Nico se lance, dans un cri défiant toute attente, vraiment superbe. Le tout petit oint rouge tout en bas, c'est bibi.
Voila, donc merci beaucoup au cameraman, Floflo, qui a quand meme poirauté 1 heure en haut tout seul, le temps qu'on remonte à pied sur un sentier franchement escarpé les 200 metres qui nous séapraient du pont. Et pis maintenant, nico et moi, et ben on a des supers beaux diplomes, youpi ! Et pis si on veut le refaire, c'est carreùent moins cher..... Ca laisse de bonnes idées ca, hihihi
Gros bisous
18 juin 2007
Week-end à Barcelone
Tout commence par une atmosphère embrumée, prélice du week-end de chiotte que je vais passer. Comme vous pouvez le voir sur l’album web suivant, ma sortie de l’aéroport à Barcelone me dégoûte, peiné de voir s’ébouler devant moi grêle, pluie, orage, vent de tornade, chaleur étouffante et neige. Non sans rire, ce fut sous un soleil éclatant que je fit mes premiers pas sur le sol espagnol, tout plein d petit pas pour moi, mais tout plein de gros pas dans l’univers délicieux de la beauté féssia….. heu architecturale, pardon, de l’élégance espagnole…
Comme ya 225 photos, je vous propose de tout vous raconter, et pis normalement les photos de l’album suivent ce que je dis. Vous pouvez les suivre depuis le lien suivant :
http://picasaweb.google.fr/kirilover/Barcelone2007
Bon le vendredi matin, a 4h du matin, lorsque les ondes
stridentes de ma montre se mirent en accord pour titiller avec frénésie les
récepteurs endormis de mes tympans, il faut dire que je tirai un peu la
tronche. Mais c’est pour la bonne cause, et bientôt je m’envolais dans un avion
truffé d’allemand vers une des plus belle ville au monde, d’après les dires de
certains. Un bref sandwich dégeu et qq ZZZZ plus tard, l’avion se pose avec
fracas sur une piste déglinguée, après avoir rasé les plages immenses de ce qui
semble être Barcelone. Le temps de récupérer mes bagages, d’acheter une carte
de téléphone, je me retrouve dans le hall non moins immense de Barcelone. Un rapide coup de téléphone
a Marta (oui oui, l’électricité existe aussi en Espagne), et je sors de l’aéroport.
Marta, c’est une espagnole (enfin pardon une catalane, fo pas lui dire qu’elle
est espagnole, sinon vous pouvez mettre en péril les 2 lourds, ou légers c’est
selon, éléments suspendus au niveau de la séparation de votre bassin en deux
longues jambes) que j’ai connu pendant mon stage en Hollande, et qui a
maintenant entamé une thèse a Barcelone. Elle a exactement la même formation
que moi (gros background, yeah, de chimie organique et spécialisation en
biochimie par la suite), a 1 an de plus que mon humble personne, et résidé
désormais dans sa ville natale avec son Jule, qui lui a finis sa thèse et va
partir a Grenoble faire son post-doc, rien que ca… Bref, tout ça pour dire que
Marta me dit de me rendre à
la Plaza
Catalogna
, ma ma miiiiiiiiaaaaaaaaa. !!!!!!!!!
Ce qui me frappe en sortant, c’est la couleur des taxis, exactement les mêmes que en Argentine, touche touche, c’est plaisir des yeux. Le soleil m’éblouie donc, tout comme les système électronique planqué derrière l’objectif de mon appareil photo fraîchement acheté ça que des salopards m’ait piqué l’ancien à Nîmes, et même que si je les retrouve hé ben ça va chier pour leur gueule parce que c’est vrai ça quoi, y commence a y en avoir marre de tout ça, et puis j’aime pas le orange et les caniches ça aboie tout le temps et patati et patata…. Bref, la photo est en contre jour. Ce qui me frappe en sortant, et ce qui fera d’ailleurs plaisir tout le week-end, ce fut donc le temps. Un soleil éclatant sans être brûlant, une température de 20-25 degrés, un ptit vent, bref le temps idéal pour se balader en bermuda, tee-shirt, tongue, et c’est ce que je m’empresserai de faire sitôt arrivé chez Marta.
Le bus qui m’emmène à
la Plaza
ma ma mia se jete dans les embouteillages. J’ai alors tout le temps pour prendre des photos. Nous traversons les nouveaux quartiers de Barcelone, visiblement cette ville s’agrandit, mais joliment et verdurement on va dire, ce ca fais bien plaisir. Je remarque tous les climatiseurs accrochés un peu partout sur les immeubles, ce qui me rassure dans mon choix de ne pas venir visiter cette ville en juillet ou en août, ouf ! Puis je commence a taper la discute avec mon voisin, catalan parlant français, qui me fais une visite guidé. Son sourire et ses lunettes me laisse penser qu’il s’agirait d’un homosexuel, et ce soupçon se confirmera par la suite de mes visites, Barcelone est une ville bourrée d’homo. Bref. Nous passons devant notamment le salon des expositions de Barcelone, ces 2 grosses tours qu’on peut voir sur l’album. Et enfin, j’arrive à la plaza Catalogna, dominée par le bâtiment massif de la banque espagnole. Bon, on en est a la photo numéro 2, et j’ai écrit une page word, donc a ce rythme c’est parti pour 110 pages, et comme j’ai pas non plus envie d’y passer la nuit, et que de l’autre coté vous avez ptet pas non plus le moyen de faire semblant de regarder un truc intéressant sur votre ordinateur pendant 4 heures sans que votre boss se pointe, je pense surtout aux VRP, je vais accélérer un tantinet.
Un autre coup de fil a marta pour se fixer RDV dans 1 heure,
et je pars flâner au hasard à la recherche d’un petit déjeuner. Il est 11H,
Julien s’éveille. J’emprunte LA rue piétonne de Barcelone, qui s’étend jusqu'au
rivage ensoleillés perdus dans l’horizon bleutée de la magie surnaturelle
espagnole, vive les paraphrases. Déjà l’appareil photo se met en branle, pour
immortaliser ces façades de pierres bordées de balcons en fer forgées et ornées
de sculptures plus rigolotes les unes que les autres. Je bifurque au pif, et me
retrouve sur une superbe place. Je suis alors étonné de voir un ptit groupe de
jeune se rouler tranquillement un pétard en plein milieu de la rue, dans que
personne ne dise rien. Il faut dire que la relation entre la drogue et
l’Espagne est plutôt comique. Un simple exemple : dans les bureaux de tabacs,
bien sur aucune autre drogue que le tabac n’est disponible, mais par contre
tout le matériel pour se rouler des joints est en libre achat. Une ambiguïté
frappante, révélatrice du laisser aller du gouvernement espagnol. Bien, pas
bien, je m’en fous un peu, c’est juste un constat. Bref, je m’attable a ce mignon
petit café, et déguste ma salade de fruit, des vrais fruits, pas comme ici en
Allemagne, en découvrant le sourire des espagnoles. Puis je reviens à
la Plaza
, en passant devant les grands magasins façon local, et je retrouve enfin Marta, en superbe robe rouge et tee-shirt noir, façon danseuse de flamenco, et toujours avec ses rigolotes lunettes vertes. Elle me conduit chez elle pour que je pose mes affaires, et détail amusant, nous repassons exactement par le chemin que j’avais emprunté 1 heures plus tôt pour prendre mon petit dej, hihihi, a croire que je connais déjà Barcelone qq part au fond de moi !
La journée étant déjà bien entamé, nous restons dans son quartier à flâner, et nous allons donc faire un tour a un marché couvert situé juste à coté de chez elle, le très fameux Mercat Boqueria, découvrant alors la fraîcheur des produits culinaires espagnols accompagné de la douceur de leur prix. Je repartirai d’ailleurs en Allemagne chargé de qq jambons fumés, saucissons, et autres lards, miam miam miam. Nous déjeunons ensuite dans un petit restaurant tout près de la, nous remplissons le bide comme on dit comme des oufs, pour seulement 11 euros, un vrai régal !! Puis je repars seul vers les plages de Barcelone, avec le vélo de son copain, Edu (prononcer édou). Un superbe vélo, tout bête mais peint en vache, comme vous le verrez sur les photos, ce qui le vaudra a plusieurs reprises au cours du week-end, de me faire prendre en photo par des touristes, hihihi. Je passais en effet pour un espagnol, sur mon vélo avec mes écouteurs et mes lunettes de soleil, c’était rigolo. Avec ce vélo, j’aurai le lendemain et le surlendemain, tailladé Barcelone en long, en large et en travers, tel un bloc de lard dont on ne voudrait pas perdre une seule bouchée.
Sur les conseils de Marta et de Edu, j’ignore les plages bondées à touriste et m’enfonce sur le rivage qq kilomètres de plus. J’arrive alors a des plages tout aussi belles, mais beaucoup plus propres. Le vent ici par contre, souffle beaucoup plus fort, et les vagues s’y adaptent forcement, au grand dam des baigneurs. Je me risque tout de même a faire qq brassées, mais la température on va dire, heu, légèrement basse, de l’eau commença à transformer mes poils de cuisse en d’innombrables cure-dents, de telle sorte que je ressemblai bientôt à un hérisson albinos en manque…. Bref, je sors de la, et décide finalement de jouer la crevette en bronzant et pionçant plus de 2 heures.
Puis vient enfin le temps de la soirée. Avec Marta, nous partons dîner avec ses potes d’un cours d’allemand qu’elle prend régulièrement. Le choix se porte sur une pizzeria, avec là encore des serveurs plus efféminés les uns que les autres. Et là encore, le rapport qualité prix penche indéniablement d’un coté que je vous laisse deviner tellement que c’était bon…. Bref, entrée, pizza, dessert, vin a foison et digestif = 20 euros, yeah, gracias !!!!! Le tout accompagné d’une musique house des plus underground. Il faut dire que j’ai débarqué un week-end un peu spécial. Certes on pourrai penser que j’ai mal calculé mon coup, puisque j’y suis allé une semaine tout pile avant les férias de Barcelone, mais en même temps, je suis arrivé sans le savoir le week-end du plus gros festival techno house d’Europe. Bon en même temps ça changera rien, car n’ayant pas 50 euros à claquer pour entrer y assister, j’aurai passer mes 2 soirées espagnoles dans des bars non moins sympathiques. C’est ainsi que après un bref passage dans un club indifférent, nous partons, Marta et moi, retrouver Edu dans le bar où il travaille le soir : un superbe bar rock’n’roll, boiserie sur les murs, vieux western sans son des années 1920 projeté sur grand écran, et rock’n’roll old generation a gogo, un vrai bonheur, on a dansé comme des dératés pendant 2 heures, du pur bonheur. La soirée se termine dans le partage de la bonne humeur qui anime chaque barcelonais et barcelonnette depuis le fond de son cœur jusqu'à la pointe de ses cheveux : en poussant la porte de l’immeuble, je suis attiré par des voix provenant de la place toute proche. Je découvre alors un groupe de 4 jeunes, en train de chanter le blues, a 4h du mat’, comme ça, pour le fun. Qq bado comme moi filme la scène tandis que d’autre se laisse bercer par la mélodie. Du bonheur à l’état pur, un bonheur cristallisé, indestructible, fragile et précieux.
Le lendemain, après un lever tardif, et un délicieux petit déjeuner, je laisse mes 2 amis, car ils doivent se rendre à un mariage pour la soirée, loin de Barcelone, et je pars donc à l’assaut des visites. Un bref passage devant les puces de Barcelone et je m’engouffre dans le metro, en direction de la superbe cathédrale, je veux bien sur parler de la « temple de la sagrada familia », un chez d’œuvre de Gaudi, cet architecte a qui l’on doit temps de magie a Barcelone. Devant moi se dresse alors ses gigantesques tours de pierre, aux allures de châteaux de sables dégoulinants. Je rentre ensuite et découvre une voûte immense, toujours pas finie, plus d’un siècle après le début de la construction. Les immenses piliers en forme d’arbre sont, tout comme le reste, ornés de multiples sculptures aux formes aussi variées que bizarres, donnant à l’ensemble des airs de dessins animés, et de palais de glace. J’ai particulièrement admiré les sculptures au dessus de la porte d’entrée. Rien a voir avec le ptit buste en porcelaine de Madame la baronne de Troubadour, non là on vise plutôt le gros calibre. Vous remarquerez que tous les regards des statues converge vers le bas et le centre, admirant le Christ tout juste né, ou encore le pic des toits d’ouvrant comme des œufs, laissant apparaître de multiples fruits vers le ciel. Perso ça me fait penser aux œufs dans le film Alien, mais bon, chacun ses références, hihihi.
Puis, en m’accrochant à mes petites jambes, je pars
lentement vers les champs Elysées local. 2 divins sons bercent mon voyage au
travers de mon lecteur MP3, et ce seront ces sons qui accompagneront tout mon
week-end, tant il fut reposant et aromatisé du doux parfum de la solitude. Un
grand merci donc à vous deux, Olivier et Vincent (ou plutôt Olive et Vince),
car c’est bien de Bob Marley et de Junior Byles dont je veux parler. Sans vous,
ces deux formidables chanteurs de reggae n’auraient pu donner à mes visites ce
caractère si agréable, donc mille merci. Je passe donc devant des bâtiments
plus superbes les uns que les autres, parfois sans trop savoir ce dont il
s’agit. Celui en brique rouge avec des toits en pointe, c’est
la Casa
de les Punxes. Des balcons a couper le souffle et des sculptures sur les murs à se faire retourner Michel Ange dans sa tombe. La je me dis que Barcelone me réserve encore pas mal de surprise, à ce rythme. J’arrive alors bientôt sur les champs Elysées, que je descends tranquillement vers la seconde plus grosse œuvre de Gaudi,
la Casa
Mila
La Pedrera.
Apres
le château de sable géant, Gaudi nous a ici servi sur un plateaux d’argent un gigantesque flan a la crème chantilly de 5 étages, miam miam miam. Je me précipite pour visiter ce, ce truc quoi, ya pas d’autre mot, hihihi. Ca a été construit en début de siècle pour abriter des appartements luxueux que leurs propriétaires pouvaient modifier à volonté grâce a des cloisons mobiles. Un appartement a été reconstitué avec les meubles d’époques. Une rapide photo vers le bar me révèle les délicieux breuvages que semblaient s’enfiler nos gentils ancêtres en ces temps reculés. Puis la visite s’achève par une visite des toits, où il est permis, entre autre, de découvrir les maquettes des plus grands monuments de Barcelone. Puis vient enfin le moment ultime, monter sur ce toit. On y découvre comment Gaudi a su dissimuler de nombreuses cheminées et conduit d’aération tout en conservant la dimension délirante de l’architecture globale, vraiment, c’est énorme ! Un rapide coup d’œil aux alentours vers les montagnes toutes proches ou vers les jolis appartements aux alentours, et me voila reparti sur les champs elysés, à la conquête d’une autre demeure rigolote, toujours de Gaudi :
la Casa
Batllo.
Une étrange maison de poupée bleue, oscillant entre une maison de stroumph et une glace fondante. Malheureusement, mon porte monnaie considérablement allégé par les précédentes visites et par les souvenirs achetés, je ne suis pas rentré dans ce petit palais, amis ça aurait été marrant, il faut bien le dire.
A peine le temps de rentrer et de m’acheter le kebab local, je décide de repartir. Ha oui mais non, il faut quand même que je vous parle du kebab local. Rien a voir avec tous les autres kebab. La, le mec aplatit devant vous la pâte, la fais cuir dans son grands four, calmement, vous garnit le tout d’une succulente viande de poulet, et vous vous retrouvez 3 euros plus tard avec un superbe tapes de Kebab, comblant de bonheur vos petites papilles gustatives, jusqu’alors accablés de n’avoir eu que pour seuls agréments les quelques bien loin mais non moins délicieux morceaux de croissants dégustés 8 heurs plus tôt.
Il est déjà 7 heures du soir, et je décide de repartir, en
vélo cette fois, à l’assaut de la bite géante de Barcelone comme dirait Marta.
Cette expression très élégante que j’espère le CSA bien aimé ne censurera pas
désigne en réalité un autre bâtiment de Gaudi, que je trouve plutôt en forme de
doigt que en forme de pénis, mais enfin bref on s’en fous, je m’échappe donc
vers ce truc. Un bref passage devant les arènes du coin, et me voici arrivé à proximité
de cette verge. Vous en conviendrez, ça ressemble quand même pas trop trop, ou
alors Edu est configuré bizarrement, hihihi. Des gentils passants me prennent
en photo devant ce tube Labello géant, puis je pars un peu au hasard dans un
chemin qui, dixit la carte, doit me mener à la plage ou j’étais hier. Vas donc
pour la carte, et je me retrouve alors (décidément j’ai du bol quand je me
balade au hasard) dans une superbe rue piétonne, bordé d’immeubles anciens et
de platanes, au milieu des familles heureuses de se promener dans ce paradis terrien.
Et alors, là, master coup de bol, j’arrive enfin a la plage, après avoir
dégusté une glace dans ce qui semble être un glacier très réputé, a en juger
par la longue de la file d’attente. Miam, slurp, gloups, et merde mon bermuda
plus tard, j’arrive donc à la bonne plage. Et juste là, sur
200 mètres
, sont alignés sur le trottoir des dizaines de gigantesques dragons en cartons, sortis de je ne sais où. Après les avoir tous pris en photo, je me fait expliquer par les quelques rares espagnols a parler anglais (oui je sais, c’est mal, je ne parle pas espagnol) qu’il s’agit en fait d’une fête catalane, ayant lieu tous les 10 ans seulement, et réunissant toutes les villes de catalane !!!!! Imaginez le truc, moi, pauvre touriste qui se paume volontairement en vélo, et qui débarque par le plus grand des gigantesques hasard en plein milieu d’un manifestation ayant lieu tous les 10 ans, hihihi, chui vraiment vraiment mais alors vraiment cocu, et comme je ne connais pas le nom de celle qui me fait ça, il parait que ça veut dire que je suis vraiment désiré, c’est cool, hihihi. Tous les dragons sont ornés de pics en métal, car ensuite a 9h30 il y a un défilé avec du feu, et les dragons sont portés tout le long de la rue piétonne que je viens d’emprunter, avec des torches au bout des pics. 9h30 approche, mais je décide de poursuivre on chemin vers le plage et le port, afin de profiter des couleurs du coucher de soleil pour réaliser quelques clichés supplémentaires. Les 2 grandes tours abritent des bureaux, et sont synonymes du nouveau quartier qui s’est développé sur la cote de Barcelone, avec des sculptures et des allées qui m’ont rappelé l’exposition universelle de Hanovre, en 1998. Puis je suis enfin revenu vers la place de Les Drassanes, avec l’obélisque et un mec important à son sommet sans doute, je crois le fondateur de la révolution catalane, ou un truc comme ça. En rentrant à l’appartement, des filles touristes dans un car font toc toc a leur vitres, et s’écroulent de rire en prenant en photo mon vélo vache.
Vous n’aurez pas de photos de la soirée, car je n’y avais pas pris mon appareil. On s’est retrouvés avec des potes de marta, donc une fille superbe, provoquant une chair de poule dix fois plus intense que l’eau glacée de la veille à la plage, qui me parut sur le coup en souvenir plus que chaude à coté de ce tourbillon de glace qui se propulsait à mes yeux. Comme d’hab, ma timidité l’emportera, mais ma mémoire aussi, pfiou. Bref, on va passer 2 heures dans un bar a bière, duquel on se fait jeter par le vigil car j’ai mis trop de temps pour pisser, pas de bol juju, hihihi. On se dirige ensuite vers la plus grosse boite de Barcelone, mais impossible de rentrer. On se réfugie finalement dans une autre grosse boite, et la soirée s’écoulera énergétiquement jusqu’a 7 heures du matin, après l’absorption de quelques quantités très peu raisonnable de breuvages alcoolisés.
5 heurs plus tard, il est 1h de l’aprèm, et je me réveille avec un mal de tronche aussi intense que celui de Edu et Marta qui visiblement ont aussi bien profité du mariage en rentrant à la même heure qu moi, hihihi. N’empêche, ni une ni deux, devant leur flemme draconienne, et leur volonté de rester dormir toute la journée, je reprends le vélo pour me lancer dans le plus beau parc de Barcelone, selon les conseils de Edu. Apres m’être paumé, je passe devant la fac et je me glisse derrière les vélos pousse pousse du coin, et je m’élance au hasard dans les petites rues de Barcelone. De temps en temps, je tombe devant un truc connu, ou une rue bondée de bobs, de lunettes de soleil et d’appareils photos, révélant la présence de chemins tout faits pondus pas des guides en tout genre pour visiter barcelone. Puis je me retrouve à nouveaux dans des rues désertes et étroites, avec des détails architecturaux toujours aussi impressionnants les uns que les autres. Et puis enfin c’est le parc !!! Des l’entrée, des oiseaux rigolos me font retirer les écouteurs de mes oreilles, et Bob Marley laisse place à des gazouillis étrange et intenses, avant que Junior Byles ne revienne à nouveau me bercer. Dans ce parc se découvre petit à petit de multiples arbres, plus rigolos les uns que les autres, sous lesquels se prélassent des bados. Le ciel laisse paraître ses rivages bleutés, éclaircissant les lacs et fontaines, dispersant ce bonheur naturel a chaque parcelle du parc. Un petit détour vers l’arc de triomphe local, et une brève photo d’une station de vélos à louer, les « bicing », et me revoilà reparti vers le parc. Nous sommes a 2 pas de la mer, du zoo, du vieux Barcelone, et un calme éblouissant caresse les pelouses, le temps semble ralentir. On se croirait réellement ailleurs, Barcelone a cet avantage de posséder plusieurs atmosphère différentes, et pourtant toutes marquées par la joie de vivre de ses habitants.
Bon et puis c’est pas tout ça hein, mais il est quand même
4h30, et mon avion décollant a 19H30, il faut encore que je rentre et que
j’embarque dans le bus qui m’y conduira, donc en d’autre terme, MAGNE TOI LE
CUL, ça urge !!!!!Je quitte ce paradis non sans regret et me propulse le
long de l’avenue de bord de mer. Soudain, tout plein de flic, partout. C’est
bizarre. Puis,
200 mètres
plus loin, après avoir pris en photos le gros homard en bois qui sourit aux passant, la raison de cette forte densité flicale apparaît : une manifestation anti-corrida, criant pour l’abolition de cet acte barbare. Assis sur mon vélo peint en vache, je fais bien rire les manifestants, et j’admire ce défilé qui balaye l’à priori que j’avais à ce sujet, selon lequel tous les espagnols adorent la corrida. Je rentre donc, remercie mille fois Marta et Edu, et je vous remercie encore mille fois, surtout toi Marta si tu es arrivée jusqu'à la 6eme page Word, car Edu, malgré nos quelques mots échangés en francais, ne se sera sans doute pas senti le courage de tout lire, et je le comprend, hihihi. Donc encore tout plein de gros bisous a tous les deux !!!
En repartant, je m’achète un superbe sandwich au lard grillé, mima miam, pour à nouveau 3 fois rien, décidément ils savent bouffer pour rien du tout les catalans ! Donc au final, pour résumer, si vous n’êtes encore jamais allé à Barcelone, et à forcerie en Espagne, n’hésitez plus. Foncez y, et foncez y à cette période, avant qu’il ne fasse trop chaud, ou alors même carrément mieux, en septembre, car du coup la mer est plus chaude.
Gros bisous tout le monde !
Julien
16 avril 2007
Le marathon de Paris
Hier, dimanche 15
avril, je me suis lancé dans la plus difficile épreuve de ma vie. Le marathon
de Paris, superbe, émouvant, mais aussi très difficile, particulièrement sur la
fin, et je vais essayer de vous le faire ressentir à travers cette description.
Tout est parti
d’un pari entre fréros : effectuer le semi-marathon de paris 2005, le plus
lent aura alors à payer un verre aux 2 autres dans un bar prestigieux de Paris,
situé tout en haut de la tour Porte Maillot. Une fois le pari effectué (merci matthieu
pour le verre d’ailleurs, hihihi) cela a motivé un de mes amis, Erik, pour se
lancer dans le marathon de Paris 2006, afin que, en cas de victoire, je lui
paie un verre dans un des plus beaux hotels parisiens. Sa victoire nous a alors
conduit au Ritz, et il m’a convaincu de tenter de courir le Marathon de Paris
2007 en moins de 4 heures, pour qu’il me paie alors à son tour un verre dans un
autre hotel prestigieux de la capitale. Ce pari est surrenchéri par un autre de
mes amis, Romain : nous devons courir ensemble le marathon 2007, et celui
qui met moins de 4 heures a gagné. Autant vous le dire tout de suite, Romain a
gagné en mettant 3h46 minutes et 25 secondes. Pour ma part, je me suis
peniblement trainé jusqu’à la ligne en 4h53 et 48 secondes.
L’entrainement
fut poursuivi avec attention pendant plus de 9 mois. Petit à petit, je
parvenais à courir de plus en plus de kilomètres, je suivais les conseils
d’anciens courreurs avec plus ou moins d’attention, les courbatures
disparaissaient meme pour les entrainements les plus longs, bref tout
s’annoncait bien. J’arrivai à tenir 24km à l’entrainement, ce qui représente un
entrainement normal pour courrir un Marathon. En effet l’effet de foule et le
public vous porte beaucoup et vous aide à courir plus longtemps que pendant
votre entrainement. Tout s’annoncait donc bien, en ce dimanche 15 avril au
matin.
Il est 7h30,
avenue de clichy, je pars de chez moi avec ma tenue enfilée, en short et
tee-shirt en prévision de températures écrasantes annoncées à la météo. L’avenue
est déserte, pas de voiture, les seuls pietons sont d’autres courreurs comme
moi qui se rendent au métro. Au fil du trajet dans le métro, la rame se gonfle
de courreurs, toujours plus, encore plus, comme autant de petis ruisseaux
s’élancant dans le fleuve grondant de l’effort. Je retrouve Romain pas loin de
l’avenue Foch, nous laissons nos affaires au vestiaires gratuits spécialement
organisés pour les marathoniens, nous enfilons nos dossards et nous nous
dirigeons tout fébriles vers les sas de départ. Romain s’est inscrit dans les
sas verts, et moi dans les roses. Cela signifie qu’il partira avant moi et
qu’il compte mettre 4 heures, et que je compte mettre 4h30. En effet tous les
courreurs à l’inscription indiquent leur objectif de temps , ce qui permet aux
organisateurs de faire partir les plus rapides en premier et les plus lents en
dernier.
Il y a beaucoup
de monde en haut de l’avenue des champs Elysées, une foule immense regroupée
sur à peine 200 metres de long. 35000 courreurs sont là, gonflés à bloc, prêt à
tout donner pour enchainer, les uns après les autres, les 42195 metres qui les
séparent de la ligne d’arrivée… 8h30, les handis sports s’élancent, c’est en
tout cas ce qu’annoncent les hauts parleurs. Je branche mon lecteur mp3, chargé
de 9h30 de musique que j’ai la veille trié sur le volet, afin de courir avec de
la musique agréable ou motivante, selon les besoins. Une belle alternance de
Rock, de métal, de reggae, de hip hop et de pop. Le stress monte. Petit à
petit, on sent les gens qui avancent. On se laisse porter en marchant. Puis on
marche sur la ligne verte, on a dépassé le grand porche blanc, on se met à
courir, ca y est ! Asta la vista baby, en route pour l’aventure !!!!!
En très peu de
temps, je me retrouve en bas des champs, je croise alors pour le première fois
mes gentils supporters (GS dans la suite du récit), à savoir maman, papa,
Sébastien, Laëtitia, Zébulon aussi en qq sorte, et Philippe. Qui l’eut cru
hein, mon meilleur pote de maternelle qui est là, ici meme à paris, pour me supporter
dans ce truc énorme !! Tout tranquillement, à mon rythme, sans forcer sur
mes muscles afin de garder des forces pour la fin, je me laisse porter par le
flot humain qui s’ecoule lentement à travers paris.
Les hotels de la rue de
rivoli devant les touristes ahuris, les pompiers suspendu à la grand échelle
qui font faire la hola aux participants, la mairie de paris, la place de la
bastille, déjà 5km, et puis la première mauvaise surprise : au premier
ravitaillement il n’ya plus de bouteilles d’eau, juste qq fruits qui restent.
Il faut savoir que le marathon est très bien organisé pour soutenir les
coureurs : au km 5, 10, 15 etc jusqu’à la fin vous avez un ravitaillement,
avec des petites bouteilles d’eau disponibles, des quatiers d’oranges et des
bananes. Et aux km 7,5, 12,5, 17,5 etc des épongements, où vous pouvez vous
éponger la tete avec de l’eau glacée. Ca gueule donc dans les coureurs pour ce
premier ravitaillement raté, moi meme je ne me gene pas pour brailler, on a
besoin d’eau avec une chaleur pareil. En fait les premiers courreurs en ont
raflé trop et maintenant il n’y en a plus. Je continue donc et ramasse qq
centaines de metres plus loin 2 bouteilles à moitié pleines parmis les
centaines qui trainent dans la rue, jetées par les marathoniens sans qu’elles
ne soient finies.
La vie continue tranquillement, les groupes de musiques, les
gens déguisés nous font tous courir dans une ambiance bonne enfant, rigolote,
bref sympa. On court un marathon, on va déguster, on le sait tous, donc autant
en profiter au début tant que c’est facile. La place de la Nation s’eloigne
derrière moi, j’arrive déjà a la porte de vincennes, puis nous bifurquons tous
vers la droite pour atteindre le kilometre 10. Un petit coup d’œil au
chronometre officiel installé à ce point là m’indique qu’il m’a fallu 1h04 pour
arriver ici. C’est bon, je suis dans les temps, impeccable. Je rafle qq bananes
et 1 bouteille d’eau au ravitaillement, puis je croise à nouveau mes GS, qui
m’attendent tous à la porte dorée. Les larmes me montent à l’œil, l’émotion me
submerge qq secondes, impressioné par ce soutien total du public.
Réellement,
entendre des gens vous soutenir, même des inconnues, ca vous porte, ca vous
fait tout oublier pour vous fixer sur l’objectif. On se sent réellement porté, allégé
par les encouragements. Alors quand en plus ils sont criés par sa propre mère
accrochée à un lampadaire ou par sa
belle sœur enceinte de 7 mois, ca vous donne des ailes d’alabatros !!! (PS : cherchez Charlie dans l'image a gauche)
Le bois de
vincennes va me parraitre relativement court, mais j’y aurai tout de meme passé
1h20 à parcourir 10km de plus, en en faisant le tour. Je me serait donc un peu
trainé, mais sans m’en rendre compte. J’ai en effet toujours à peu près couru
dans le flot des coureurs, sans trop en doubler ni sans trop me faire doubler,
bref je me sentais bien. De légères crampes en bas de la cuisse, ressenties au
km 12 me firent un peu peur, mais je les ai attribuées à la prise d’un gel
énergétique que j’avais ingurgité 15 minutes auparavant. J’etais en effet armé
de qq gels energétiques, à mélanger avec de l’eau, afin de me soutenir en cas
de coups durs. Le kilometre 15 est passé, nous contournons l’hypodrome du bois
de vincennes, la rue se met à descendre tout doucement vers paris. Nous passons
par un point d’épongement qui fut très apprecié, car le soleil commencait à
taper malgré les nombreuses zones d’ombres. Coté physique, je me portais
bien : pas de point de coté, pas de douleurs réelles, je sentais mes
muscles travailler mais rien de bien méchant. J’arrive donc au semi-marathon
tout confiant pour la suite. La porte de charenton arrive, puis la rue de
charenton, là encore mes GS m’attendent, à mon plus grand bonheur.
Les premiers
marathoniens sont arrivés depuis près de 30 minutes….
Le flot de
coureurs, à mi course, est bien moins dense qu’au début, mais globalement les
gens courent encore à un bon rythme. J’ai encore personnelement le sourire sur
les photos, j’en profite toujours autant, je suis en train de courir un
Marathon, alors autant vous dire que rien que de me dire ca, ca me fait
avancer, hihihi. Je descend la rue de charenton, et recoit alors les conseils
d’un autre coureur : surtout ne pas forcer car le plus dur arrive. Nous
allons en effet bientôt (enfin bientôt, dans 8km quoi, tout est relatif)
arriver sur les quais, et donc enchainer les montées et les descentes. Il me
conseille vivement de ne pas accelerer dans les descentes et de ralentir dans
les montées. 8km plus moin, j’aurai oublié ce conseil, et je m’en mordrai les
doigts dans la fin du marathon… Bref nous n’en somme pas là. Pour l’instant je
profite de mon souffle impeccable pour discuter avec d’autres coureurs, danser
près des petits groupes de musique, tout en parcourant l’avenue Dausménil en
direction de la bastille. Les enfants nous tendent des bouteilles d’eau, la
musique bat son plein, là encore les cris des supporters me portent. Nous
bifurquons alors vers les quais, un n’ieme ravitaillement me lance alors sur
les vois sur berges. Ici c’est vraiment rigolo. On court à peu près à la meme
vitesse qu’un bateau mouche qui nous suit, les touristes nous regardent,
répondent à mes grands appels de bras, je m’émerveille devant le calme
romantique qui entoure le quai d’en face où des amoureux se promènent, tandis
que la force pure se libère non-stop de mon coté. Nous pénétrons dans le grand
tunnel qui passe sous le louvre. La chaleur est étouffante, je double une
ambulance arrétée près d’un coureur, je sors 10 minutes plus tard totalement
encore plus en age de ce tunnel de ce que je ne l’etais en y entrant. Heureusement
un point d’epongement nous attend devant la concorde, merci au mec qui a
inventé la température, parce que l’eau glacée c’est vraiment divin !!!
Les montées et descentes arrivent alors, au rythme des 4 tunnels que nous
franchissons, comme celui de l’alma. En oubliant les precieux conseils, je
court au meme rythme en descente et en montée, doublant du coup beaucoup de
monde. J’arrive au 30 eme km, un peu avant la tour eiffel, en a peine 1 heure
après le km 20. Ces 10km furent les plus rapides de mon marathon, mais ce
furent aussi la principale cause du martyr qui m’attend, sans que je ne le
sache encore.
Mes GS sont
encore là, juste après la tour eiffel, alors que nous continuons à courir sur
les quais. Je commence à grimacer.
Mes muscles commencent à avoir du mal à
bouger. Je n’ai pas spécialement mal, mais juste du mal à bouger mes jambes.
Nous passons devant la maison de la radio, puis empruntons la rue théophile
gautier, puis la rue Chardon Lagache, avant de tourner à droite dans la rue Molitor.
Cette partie du Marathon fut de loin la plus ennuyeuse. Nous sommes en effet
dans le 16eme, en plein quartier bobo, là où les habitants sont plus occupés à
jouer au scrabble en écoutant RTL qu’a encourager des hommes et des femmes
rassemeblant toutes leurs forces pour réaliser un exploit sportif. C’est
vraiment dommage, car cela ternit l’image d’un marathon qui fut
exceptionnellement agrébale à courir grace à ses nombreux supporters. Bref,
nous arrivons enfin à la porte d’Auteuil. En contourant Rollan Garos, le km 35
pointe le bout de son nez, et je sens alors touts mes msucles me lacher les uns
après les autres. Le fameux Mur du Marathonien, que je croyais avoir franchi,
me tombe dessus comme une massue. Le ravitaillement ne me servira pas à grand
chose, je n’ai tout simplement plus de force. Il me reste 7km, ce qui
correspond à un tour du parc où je m’entraine à Munich, ce que je fais
habituellement en 35 minutes. Ici il me faudra plus d’une heure pour les
franchir.
Au 35eme km, cela
fait dejà, sans que je ne le sache réellement, 4 heures que je cours. Il est
13h, le soleil est quasiment à son apogée , la température frise avec les 28
degrés, j’embarque 2 bouteille d’eau au ravitaillement et me jure de ne surtout
pas me mettre à marcher. Je suis en effet convaincu de ne jamais pouvoir
repartir si jamais je marche. Je trotine donc, a
llant à peine plus vite que les
autres courreurs. Lentement, je finis de contourner Rollan Garros, puis
j’entame le tour de l’hypodrome. Là, à ma grande surprise, mes GS sont là, avec
en plus Matthieu et Marie, en vélos. Sébastien et Philippe se mettent à courir
avec moi. Sébastien m’accompagenra jusqu’au bout. Je ne souris plus, je reste
concentré sur la ligne bleue peinte sur le sol, indiquant le chemin à suivre. Tous mes muscles des 2 jambes crient, mes genous sont en bouillis, je bois
toutes les 10 secondes. Tel un escargot dégoulinant, je contourne cet
hypodrome, qui m’apparaît plus grand que roissy charles de gaules. La fin du
marathon se passe ensuite dans le bois de boulogne, et donc principalement à
l’ombre. De temps en temps, une musique dynamique dans mon lecteur mp3 me fait
passer de 4,6 a 4,7 km par heure… Je double une nouvelle ambulance. Un coup
d’œil sur la civière montre 2 éléctrochocs. La fin est réellement dure, mais un
homme est peut etre en train de mourir ici, cette vision cochemardesque me
donne plus de force pour finir, pour lui je finirai ce marathon. Lentement nous
arrivons, Sébastien, Mattieu, Marie et moi aux km 38, 39, 40. Une éternité les
séparent les uns des autres. Nous avons contourné le lac et nous dirigeons
maintenant vers la porte Dauphine. Enfin le kilometre 41 arrive, je n’y croyais
plus. Il ne reste donc que 1km et 195 metres avant de finir. Je continue a
trotiner, en boitant à cause la forte douleur qui broie mon genou gauche,
essayant de rassembler les forces qui m’ont déjà depuis belle lurette
abandonées. Les marathoniens qui ont déjà fini et qui reviennent vers leurs
voitures nous encouragent, puis au loin apparaissent d’immenses gerbes d’eau.
Des pompiers ont déployés 2 lances indendie et pulvérisent dans les airs des
centaines de litres d’eau.
Comme tous les
autres courreurs, je passe, ravi, sous une veritable douche glaciale et
m’élance alors dans le rond point de la porte dauphine. Ca y est,
enfin !!! Je vois la ligne, j’entend les encouragements des hauts
parleurs, l’avenue Foch se dévoile devant moi, avec les 200 metres qui me
séparent du bonheur ultime. On a parcouru Paris d’est en ouest aller-retour,
avec un tour complet des bois qui l’entourent, et l’arrivée me tend les bras,
ici, maintenant !! Venant de je ne sais où, des forces magiques me
portent, mes jambes s’élancent dans un sprint incroyable, je double des
dizaines de coureurs, j’entend les spectateurs sur le coté crier « Whaou
regarde celui là comme il fonce ». Les photographes de l’arrivée, chargés
de prendre tous les coureurs en photos juste avant la ligne n’ont pas le temps
de me cadrer, et je franchit la ligne telle un missile sol-air à plein
puissance !!!!
Je ne sais pas
comment écrire ce que j’ai ressenti à ce moment précis. Je me suis arreté,
extenué. Je n’avais plus aucune force, je tenais à peine debout. Je n’arrivai
meme pas à pleurer. Je ne savais presque pas où j’etais . Je me trouvais là, à
l’arret, apres 5 heures de course non-stop. Je marche tout doucement, on me
retire la puce électronique fixée à ma chaussure (elle a permis de mesurer mon
temps), on me donne une médaille, de l’eau, des fruits, un poncho. Je recois
tout ca completement ahuris. Je ne comprend plus rien. Incapable de reflechir,
incapable de marcher, incapable de pleurer, je suis pourtant incroyablement
heureux !!! Mes freres m’appelent, ils sont là, sur le bord, pres du
grillage. Ils ne sont qu’a 10 metres mais je met bien 30 secondes pour les rejoindre.
Je retrouve alors tous mes GS, ca y est, c’est fait, je suis Marathonien. C’est
à peine si j’y crois, et pourtant si !!! Romain, lui, aura mis 1 heure de
moins, mais il s’est carrément écroulé juste après la ligne, au point d’etre
évacué par la croix-rouge sur un brancard. Il a donc gagné le pari, mais cette
sourse fut pour moi bien plus qu’un pari perdu, ce fut une experience unique,
où 35000 courreurs se fondent en une seule et meme unité, à l’objectif unique,
et prets à tout pour y arriver. 42km,
c’est impossible à courir seul, mais perdu dans la foule, soutenue par une
autre foule et par ses proches, ca devient presque un plaisir…. Et il faut
d’ailleurs bien remercier mes GS qui ont effectué un marathon du supporter,
dans des métros bondés et sous un soleil tout aussi brulant. Mille fois merci,
je ne sais pas si j’aurai tenu sans vous.
Aujourd’hui, le lendemain, je marche comme un pingoin, tout doucement, incapable de monter des escaliers. Comme on dit, fo savoir ce qu’on veut dans la vie, hein ! Mais entre nous, si c’était à refaire ? héhéhé, vous connaisez la réponse je pense…
Quelques photos des gens déguisés:
Un grand merci a tous mes Gentils Supporters !!! :
Et enfin, des vidéos du départ, et de l'homme aux échasses, qui a parcouru tout le marathon avec seulement 2 bouteilles d'eau ! Chapeau !
Marathon de Paris 2007
envoyé par kirilover
Marathon Paris 2007
envoyé par kirilover
06 mars 2007
Ecriture, lecture, parlote...
Il est là. Au qui
vive. Il se tient droit, fixe, debout, bref sur ses 2 jambes. Son regard
immobile scrute l’infini de l’horizon. Le soleil impregne de sa lumière nacre
l’atmosphere étrange de cet instant incertain. Le vent, ce grand vent glacial,
s’engouffre dans les gorges du canyon pour aller lui frapper la joue avec force
et violence. Il ne bronche pas. Il reste, les pieds solidement ancrés dans ses
santyags de cuir noir. Ses cheveux bruns, rougis par la poussière moite du
Texas, se bousculent sur son visage meurtris.
Ses yeux bleus
trahissent pourtant une angoisse. La palpitation saccadée de ses cils indique
un stress. Pourtant John est un dur, un vrai. Pas plus tard qu’hier encore, il
s’était attablé au saloon, avait dévalisé le barman de son whisky sec, avant de
réduire en miette le piano à musique. Ce solitaire se trouvait là, face à un
problème cruel. Il connaissait par cœur le truc, mais rien à faire, le stress
ne le lachait pas.
« Concentré,
surtout rester concentré. Ne le quitte pas des yeux bordel !! Surtout ne
bronche pas !!! Ta mère t’a pas élevé au pipi de chèvre pendant 13 ans
dans le range de tonton Willy pour que tu craque maintenant. Ca serait trop con
bordel !!! Pense a autre chose, pense à Charnelles, reste fixe mais pense
à elle. Vas-y, allez, tu peux y arriver !!!! »
John se repetait
non-stop des encouragements, pour ne pas céder aux pulsations intense de son
cœur frèle de 19 ans. Il l’avait déjà fait, plein de fois, pourtant cette
fois-ci ne sonnait pas pareil. Yavait un truc qui clochait. Un truc qu’il n’y
avait pas avant. Il ne savait pas dire quoi.
« Ce vent du
nord, non, ca, ca ne change pas de d’habitude, ya toujours eu plein de blizar
en papoisie du Texas. Le soleil alors ? Bordel John, réfléchie merde,
qu’est-ce que le soleil a à voir là-dedans vu que t’a un chapeau. »
Il était beau
d’ailleurs son chapeau. Une authentique pièce de collection, que son grand-père
–Dieu ait son âme- lui avait laissé avant de partir pour l’Est. Une grande
pièce de cuivre de vache maigre d’Alaska, au bord déchirés par les multiples
baggares dans lequel s’était depuis imbrigué John. Il l’avait décoré d’une
plume de ces cons d’indiens, qui avaient eu la mauvaise idée de piquer une
brebie du ranch quand il n’avait que 14 ans…
« Hou oui,
ca c’était une mauvaise idée qu’ils ont eu ce jour là, ces cons
là ! »
Mais alors
pourquoi ce stress ??? L’horizon était désert, pas une âme qui vive.
Peut-être trop tranquille au fond. Les boulettes de poussières passaient devant
lui avant d’aller se cogner au sabot de Richi, son étalon brun. Les vautours
planaient haut dans le ciel, annonciateur d’une nourriture rare et précieuse.
La moindre erreur serait fatal.
« Allez
Jonhy, reste concentr…. »
Tout a
coup !!! C’est parti tout d’un
coup !!!! Ho merde !!! John sursautat et se retint à la charrette
posée là. Il n’en crut pas ses yeux !!! Surgis de nul part, là, devant ses
yeux, un yankee de merde !! Il le reconnut facilement, tout le monde les
reconnaissait ici, les yankees. Avec leurs chaussures de ville et leurs
parapluies à la Sherlok Homes. Une lueur de haine s’embrasa dans ses yeux de
ciel, une haine profonde, intime, commune à tous les rancheurs du coins face à
ces cons de yankee…
Puis la peur le
tressaillat à nouveau !!! Le yankee avancait, il l’avait doublé, et
maintenant il avancait, lui tournant le dos, au lieu d’attendre, quel
fou !!!
« Bordel ils
sont vraiment fous ces yankee !!!! Il va se faire arreter par le
sheriff !! Il va peut-etre meme se faire tuer par les nombreuses hordes de
hyenes féroces qui peuplent les fourages obscurs du coin. Whaou il a pas les
couilles dans les chaussures ce gaillard !!! »
Une perle de
sueur coula froidement sur la joue glacée de John. Son cœur s’était arreté de
stuppeur. Sa bouche tranblottante laissat d’échapper sa langue agarde, son
corps s’éffondrait.
Le
yankee !!! Il l’a fait !!! Il a osé !!!
Il a traversé le
passage pieton au rouge !!!!
Moralité 1:
Rien de sert de croupir, il suffit de traverser à point
Moralité 2: Rien
se suivre la moralité 1, si on veut pas prendre 15 euros de prune…
Moralité 3 :
Rien ne sert d’attendre le sheriff, il faut regarder avant de traverser, sans
avoir à attendre comme un plouc que le petit bonhomme passe au vert, alors
qu’il n’y a personne et qu’une pluie battante vous imbibe gentimment de son
liquide froid… Et pourtant si, en Allemagne, si, les gens attendent quand ya
personne :
Vous avez
remarqué cette stature et ce regard fixe hein ? ! Des 2 cotés du feu… A noter que la
camionnette rouge au fond était inoccupée au moment où j’ai pris la photo, donc
il n’y avait vraiment personne… Pas si loin de la réalité finalement le ptit
John… J’essayerai de prendre une photo plus parlante, genre à 3 heures du mat
ou en pleine tempete, hihihi.
Le reste des
nouvelles à présent. Vous le savez bien, je me suis blessé la semaine dernière,
et ca m’a empeché de courrir toute cette semaine ainsi que d’aller à mes
entrainements d’ultimate frisbee. Mardi dernier, je suis allé voir un
osthéopathe qui ressemblait plus à un prof de gymnastique aquatique pour mamies
qu’a un médecin : habillé tout en blanc, avec un grand sourire large et
les sourcils adaptés qui font penser à la caricature parfaite du beau gosse,
déssinné dans les BD rubriques à brac, de Gotlib. A plier de rire, hihihi. Bref
il analyse mon mollet pendant 10 minutes, le plie dans tous les sens, mais pas
de bol je n’avais pas vraiment mal à ce moment là, lui laissant peu de place à
l’interprétation qu’il semblait vouloir faire en me tordant gentimment mes
muscles. Bref, au bout de quelque joyeux centimetres de tordage enroulés d’une
délicatesse emrobure de souffrance, ce médecin me sort en allemand toute la
salade q’il connaît par cœur, en me preconisant d’entrée de jeu d’aller me
faire soigner par ses collegues du cabinet qui, par le plus grand des hasard,
hohoho ca alors, se trouve justement sur le même palier. Ha que c’est beau la
solidarité médicale entre des cabinets qui ne se connaissent pas… J’ai beau lui
demander de m’écrire sur papier ce que j’ai, et de me filer une ordonnance pour
que j’aille m’acheter une creme massante, rien n’y fait, il oublie tout. Je
risque alors un œil sur la prescription de soins qu’il m’a gentimment
laissé : massages et ultrasons, 10 séances pour seulement 499 euros, ho
mais c’est magnifique alors, merci gentil doctor pour ce diagnostic qui
ressemblait plus à une action marketing qu’à une aide au patient. Espèce
d’enfoiré !
Bref, la lecture
de mon diagnostic écrit ne fait que confirmer la derniere phrase citée juste au
dessus, puisque ce con a écrit : je vous lit le truc parce que c’est
commique quand même. Tendopathie Unterschenkel Lateral. Après une traduction lente et difficile, qui
necessita plusieurs mois de travail avec des experts linguistiques du monde
entier, j’en suis arrivé à la situation suivante : douleur du tendon de la
jambe inférieur droite. Ha ouaiiiiiiiiii. Merci gentil docteur, c’est carrément
plus clair maintenant. Parce que c’est vrai que je m’étais pas trop trop rendu
compte en fait si j’avais mal au mollet droit, à la 7 eme vertebre ou au 14eme
cil gauche en fait. Là c’est carrément plus clair, merci, maintenant je suis
sur que c’est bien au mollet droit que j’ai mal ! Whaou que c’est beau le
devouement de la médecine aujourd’hui !
Je ne suis donc
pas allé à ses séances machins aux ultra-soins hyper violet, fussent-elles
remboursées intégralement pas la sécu. Non, j’ai préfére aller m’acheter une
bonne petite creme, et elle m’a fait beaucoup de bien. Une lecture rapide sur
internet de ce que peuvent représenter des douleurs aux mollet m’a apris bien
vite que je souffre en fait d’une tendinitte, résultat d’une mauvaise
hydratation et d’un entrainement trop intense. Et c’est bien embettant tout ca,
parce que ca veut dire que je dois arreter l’entrainement un sacré bout de
temps, afin que cette tendinitte disparaisse completement. Le truc bien par
contre c’est que du coup mon niveau d’hydrattion temporelle, indice porvenant
de la loi de Kurthones bien connu et résultant d’une division pure et simple du
nombre de centilitres (ou de litres dans mon cas) d’eau ingurgités par un être
humain normalement constitué par le nombre de minutes au cours desquelles cet
individu s’est pris de cette idée saugrenue, loufoque, bref trop bonne de
s’enfiler toute cette flotte au travers de sa gorge et de son intestin avide de
tant de liquide, et qui, à leur tours, s’empresseront de redistribuer les bien
faits de toutes ces petites molecules d’H2O vers les organes de l’individu,
toujours lui, et notemment vers les muscles et les tendons entourés de ces sels
si douloureux, provoquant par simple réaction physique, leur dissolution plus
ou moins longue, augmente (cf le début de la phrase, hihihi)
Cette phrase
courte révele de l’exaspération encore plus courte (grrrrrrrrr) qui m’envahit
face à mon immobilité sportive. Comme je le disais à Seb, qui l’eut cru
hein ? Le mec le moins sportif de la famille autrefois se plaint
maintenant de ne plus pouvoir se défouler ses 6 heures par semaine, lol !
Bref passons. Le
reste de la semaine, je l’ai passé a chercher un nouvel appart et je l’ai
trouvé, enfin !!!! Il est situé plus au nord, du coté de l’Olympia Turm,
vous avez cette pointe d’acier dont je parlais dans la news précédente. C’est à
4 stations de métro de là ou je suis actuellement. C’est toujours aussi direct
pour aller au boulot, ca c’est cool. Je mettrai 25 minutes au lieu de 20 pour
aller travailler, whaou trop dur, je sais pas si je tiendrai le coup, hihihi.
Mes
colocat…………….RICES (et oui, une fois de plus !!!!!!) sont toutes les DEUX
très sympas (je met bien en majuscule pour bien faire baver les mecs, déjà
jaloux de mon appart lyonnais, où deux carmantes créatures avaient déjà envouté
mes nuits d’automne, mais cela ne
nouuuus regarde pas…). Bref, the same situation se reproduit, hihihi. A croire
que mon carisme a fait tout le travail, haaaaa, oui ca va merci, mes chevilles
vont bien. Soyez pas jaloux, mes potes, vous aussi vous connaitrez un jour la
gloire de l’Hômme, je pense surtout à toi JB, héhéhé. ;)
Enfin voilà.
L’une est allemande,et viens de finir son stage de fin d’étude en chimie, hé
oui, héhé, marrant ca. Elle adore la chimie inorganique, le truc que j’aime pas
trop trop, et par contre elle n’aime pas trop la biochimie qu’elle a étudié à
la fac, contrairement à moi, promettant déjà au moins un long sujet de
discussion sur l’intérêt de la chimie dans les écoles élémentaires de la
province de Kashrif au Sud ouest du pakistant kurde.
L’autre coloc est
italienne, mais ma mémoire redoutable à déjà stocké trop loin dans ma bouillie
cervicale les infos la concernant, résultant à une incapacité totale à aller
repecher ces info dans la foire monumentalle de mes neuronnes. Bref j’ai oublié
quoi.
Le
quartier ? Ha on est loin des libraires tous les 5 numéros, des cafés
branchés, des mannequins traversant la rue et des jaguars rouges garrées
actuellement devant mon appart. Non là ce sera plus tot un long boulevard, des
bureaux et des HLM. Le parc de l’Olympia est par contre juste à coté,
promettant de belles balades. Et puis le centre, le jardin anglais, les sorties,
tout ca n’est qu’a 10 minutes en métro, et je compte m’acheter un vélo de toute
facon.
L’appart en lui-meme maintenant. Il est libre pile poil la periode où j’en ai besoin, nickel. J’ai pris qq photos en pensant à vous.
Voici donc mes colocs, avec à
gauche la fille que je remplace, au mileu l’italienne et à droite la chimiste,
Hélène. Vous pouvez commencer à découvrir derriere le salon immense, mais vous
arrachez pas les yeux, le voici le salon.
Oui oui, ceci n’est QUE le salon,
avec une jolie télé, une grande table, un grand balcon en commun avec la
cuisine, et…. un secrétaire, attendez ho, hein, on est classe où on l’est pas,
merde quoi !
La cuisine
d’ailleurs, endroit on ne peut plus important pour moi, et qui m’a fait pencher
en faveur de cet appart à défaut d’un autre, dont la cuisine était minuscule.
Ce n’est pas le cas ici, et en plus d’être grande, elle est bien équipée,
promettant de bons ptits repas avec ces demoiselles qui, je l’ai vite compris
au cours de notre discussion-évaluation style auberge espagnole de dimanche
dernier, ont l’air d’avoir un fin palais et un gout prononcé pour la bonne
cuisine, therme qui ici rime automatiquement avec cuisine francaise. Rien que
les explications de recettes et des mots tout betes comme tartiflette, fondant
au chocolat, ou vin de famille les faisaient déjà craquer. Je me plait à penser
que cet argument à fait pencher la balance en ma faveur pour obtenir cette
chambre. Je me plait à le penser, car je suis le cuisinier le plus minable de
la famille en France, mon palmarès culinaire se limitant a
crepes-tartiflette-gateaux, mais ici je suis traité en Roi des fourneaux,
youpi !
Ma chambre est assez petite, 12m2, mais le
grand lit deux places, le large bureau ainsi que la grande armoire me font déjà
partir dans res rèves divains lors de mon sommeil sur mon matelas posé sur le
sol, au pied de mon bureau étroit. Hummmm, quel délice !
Et l’appartement
réserve encore des surprises. Nous sommes donc 3 à l’occuper, enfin 4 puisque
Hélène vit avec son copain, et l’appartement est doté d’une salle de douche
avec WC et aussi d’une salle de bains, là aussi avec WC. La machine à laver est
dans la salle de bain bien sur, mais l’honneteté qui traverse mes lignes
d’écritures me force à admettre que ce n’est pas la première chose qui m’a
frappé en entrant dans cette pièce, je vous laisse admirer :
Hummmmmmmmmm, je
vois d’ici le tableau. Je rentre du boulot, on se prépare une bonne bouffe avec
mes colocs, on déguste ca autour d’un bon domaine grand Saint-Nadré, on s’éternise
sur la terasse à parler de la vie, je me fais couler un bon bain chaud, je m’y
étale facon milliardaire avec un bon bouquin, avant de plonger tout fumant dans
la couette froide et épaisse de mon grand lit deux places…..
Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa dans un mois j’y suis !!!! rien que de relire
cette phrase j’en ai des frissons dans le dos, je pourrai lui donner un style
encore plus coulant mais la faim me signale sa présence dans mon ventre, par
des bruits étranges pouvant évoquer le lacher de gaz louches au fin fond d’une
bouche d’égout, vous voyez le genre…
Bref. Les 4 pages
sont atteintes, cette phrase fera passer le cap des 5. Cette news m’aura pris
deux jours, et j’espère que vous y aurez pris du plaisir. Je vous embrasse tous
pas trop fort, parce que à force de vous embrasser toutes les semaines de
toutes mes forces, ma gestuelle risque de vous encombrer en tant soit peu les
voies respiratoires, ce qui serait, admettons le, franchement stupide…
Kiss
Juju
02 mars 2007
Simpsons + Noir désir =
Regardez moi ca un peu, du travail de génie ! Le mec qui l'a fait s'est bien fait plaisir.
25 février 2007
Carnaval
Le pont des
soupirs, ces rues étroites, des canaux omniprésents vous berçant au gré des
mélodies le plus douces, tandis que vos yeux s’écarquillent devant des masques
irréels dévoilant une magie italienne surréaliste. Venise vous emballe, Venise
vous enchante, vous percevez le murmure des femmes anonymes, les éclats de rire
des enfants vous envoient vers un autre univers. Puis, au coin d’une ruelle,
quelle magie de découvrir cette…. heu enfin ce…. Mais enfin diable
qu’est-ce-que c’est que ce guignol, ce farfellu là. Déguisé en girafe, à
Venise ???? Mon Dieu ya vraiment des gens qui ont pas le sens du
romantisme.
Qu’y a t-il
d’inscrit d’ailleurs sur son verre ? Serait-ce, comme moi, un delicieux
vin Sicilien, ou alors une douceur sucrée du sud de la France peut-etre. Mon
regard se pose lentement sur ce verre, me revelant petit à petit la connerie
profonde dans laquelle j’ai du sombrer….
« Paulaner ».
Ha oui tiens c’est vrai. Ha et puis d’ailleurs c’est pas une girafe, mais une
grande fille blonde. Ya bien des canaux ici, mais l’eau y a été remplacée par
des gens, beaucoup de gens, une foule démentielle qui vous conduit tout droit
au CARNAVAAAAL de Munich yeah ! Finis les masques de dentelles, adios les
verres de vins, bye-bye cette ambiance feutrée, place au grand n’importe quoi,
aux costumes les plus farfellus, à la musique pleine puissance pendant 3 jours.
Hé oui, Munich a
vécu le week-end dernier un carnaval magnifique, et pas seulement réservé,
comme en France, aux jeunes enfants. Non non ici, tout le monde participe, une
chope à la main, dans une ambiance inouie !!!! Pour moi l’aventure n’a
réellement commencée que le lundi, c’est à dire l’avant dernier jour du
carnaval. Au cours du week-end, j’avais bien sur remarqué qq enfants déguisés
en chats dans le métro, ou par-ci par-la qq personnes habillées en rose
(j’avais alors attribué ce rose à la tendance vestimentaire toujours quelque
peu contestable de nos amis allemands, c’est-ce pas…).
Et puis lundi, au travail, la raison de ces couleurs m’a enfin été expliquée, présentée, bref exposée par mes GP et mes GC (gentils patrons et gentils collegues). Le lundi soir, je décide donc d’aller faire un tour du coté de MarienPlatz, la place centrale de Munich, pour y découvrier ces déguisements tant renommés. Une station après avoir embarqué dans un métro relativement vide, un vacarme assourdissant me tire du sommeil dans lequel je m’apretais à tomber, en bon flemard… Je sors alors de la rame, et découvre sur le quai même du métro, c’est-à-dire vous l’aurez compris, à près de 20 metres sous terre, dans un espace relativement clos et ou la propagation du son est franchement favorisée par la présence de cloisons incurvées, je découvre donc rien de moins qu’un groupe de percussion !!!! Vous savez, un groupe d’une dizaine de personnes, armées de caisses lourdes et légeres, et menées par une tierce personne armée, elle, d’un simple siflet. Imaginez un peu le barouffe de dingue crée par ce truc !!! On est loin de Venise et de ses ptites mélodies Mozardienne… Là on est vraiment en Bavière, Welcome in the capital of the n’importe quoi !!!
Voici les 2 vidéos que j'ai pu prendre de ce groupe de musique:
Fanfare U-bahn
envoyé par kirilover
Carnaval Munich
envoyé par kirilover
Bref je continue
en métro, mais là, la Marien Platz est vide, déserte, il n’est que 10heures du
soir, mais il faut croire que tous les allemands sont déjà raides torchés
(comprenez bien sûr : ivres), en train de draguer Morphée en pensant à la
journée d’après…. Je sillone alors les rues pour tenter de prendre en photos
quelques déguisement atypiques, mais c’est peine perdue. Je croise malgré tout
5 délicieuses créatures : 5 diables et un ange, l’ange étant chargée par
ses amies diables de vendre des cadeaux ou des bisous à tous les passants
. En
bon négociant, héhéhé, j’ai réussi à embrasser chacune 2 fois pour seulement
1,5 euros, alors que le bisous était fixé à 1 euros l’unité !!! Le charme francais
ne serait-il pas une farce ?
Le lendemain, la
boite nous avait gracieusement offert l’après midi pour que nous puissions
profiter du meilleur jour du carnaval. J’essaie de me trouver une boutique pour
me deguiser, mais il ne fallait pas rever, plus aucune n’est ouverte. Je me
conconcte alors un deguisement sur ma blouse de chimie, en dessinant au
marqueur indélibile des symboles nucleaire, toxique et risque biologique. Sur
le chemin, je croise un mec en vélo tunné en harley davidson, lui-même coiffé
d’une peruqe facon Jackson five…
En arrivant à MarienPlatz, cette fois-ci,
l’ambiance est tout autre de la veille : Des milliers de personne,
déguisées en tout, de la musique, des paillettes, des rires, des rires et
encore des rires, à en faire palir un paresseux endormis sur sa branche, en
Guinée du Nord. Je tente alors de retrouver mes amis dans cette masse, et j’y
parviens, après quelques 200 metres parcourus en 45 minutes. Nous entammons
avec délice les boissons amassées dans mon sac à dos, à 4h de l’apres-midi,
tout en laissant nos esprits s’evader par ce défile de moumouttes, de choux
fleurs, de toilettes mobiles, de vrais flics barbouillés de crayons, de pulls
en moquette, de perruque rouge, de poulets, de clowns facon sixties, de mec en
costard marguerrite
. Mes nombreux aller retour entre notre lieu de blablatage
et le superbe arbre très discret que je m’étais trouvé au fin fond d’une ruelle
pour me soulager des quelques désavantages de la bière munichoise tout en
évitant ces grandes boites en plastique nommées toilettes devant lesquelles une
longue queue de gens courbés par l’envie attendent patiemment, ces quelques
aller retour donc, m’ont permis de croiser encore plus de déguisés, comme par
exmple ces GB (gentils bagnards)
ou encore quelques autres girafes toujours
armées de multiples chopes au liquide mousseux
Bref, je quitte
mes amis sur le coup de 19h30, bien amoché par cette alc…. je veux dire pardon,
par cette musique assourdisante et ces paillettes à gogo, et m’engouffre dans
mon GM (gentil métro) pour retrouver mon GL (gentil lit). La statue de la
liberté
et les poullettes qui me suivent dans le métro
me font comprendre que
visiblement la soirée n’est pas finie pour tout le monde, mais en tous cas moi,
je ne pouvais plus tenir. C’est alors que je me met à discuter avec 2
allemands, pas déguisés et c’était bien les seuls hihihi, et ils me proposent
de les accompagner pour poursuivre la soirée, me faisant réaliser au passage
que à ce moment precis qu’il n’est que 7h30, et non pas 3 heures du matin,
comme mon esprit me le laissait suggerer. On va alors se prendre qq bieres dans
un pub tout pres de chez moi, et je me met à parler plus allemand que jamais.
Obelix nous rejoint bientôt, par le plus grand des hasard. Je ne le connaissais
pas, je l’avais seulement croisé a MarienPlatz, et on se retrouve dans ce pub,
pas du tout au même endroit, c’était assez loufoque. Son déguisement était
génial : une combinaison close munie dans le dos d’un ptit ventilo
d’ordinateur pour la maintenir gonflée, il fallait y penser.
Commence alors un
match de foot dans le pub, Munich-Madrid je crois. Les 2 allemands et moi on se
met à discuter avec les nombreuses filles du pub. C’est fou d’ailleurs le
nombre de filles qui se promenent un peu partout sans mec, dans la rue et dans
les bars, hallucinant. Je commet alors une bourde relativement mémorable, digne
des plus grands stupides terriens. La fin de soirée ne m’a laissée que quelques
souvenirs éparses : ne pas arriver à ecrire droit, parler un mélange
d’anglais-allemand-francais totalement incompréhensible pour personne, et
surtout poser 2 fois de suite exactement les mêmes questions à la même fille, à
2 minutes d’intervalles. Le temps de réaliser cette derniere bourde, et mon
cerveau établit alors une connectivité très simple indiquant à mes jambes le
moment de partir vraiment du pub, et de revenir à la maison…
Bref, ce carnaval
fut inoui, et Venise n’a aboslument pas a être jalouse, le charme de certain
carnavals ne pouvant être que complémentaire de la libertée offerte par les
autres. Merci Munich !
Je pourrai
arreter ici cette news, car la faim se fait franchement sentir. Cependant,
j’eprouve un réel plaisir à nous narrer ma vie munichoise en prose, et ce
plaisir est amplifié par vos compliments sur ce style, donc merci mille fois.
Voici donc les autres infos depuis la semaine derniere.
Comme le nombre
de mes connaissance à Munich est franchement restreint, pour ne pas dire
inexistant, je n’ai encore rien visité, car il faut bien admettre que se
prélasser seul dans un musée ou une mairie, fut-elle de Munich, n’a rien de
très emballant pour un étudiant banal. Par contre, je peux faire des trucs que
je ne ferai probablement pas lorsque ma GF (gentille famille) me rendra visite,
par manque de temps. Dimanche dernier, je suis ainsi aller visiter la tour de
Television de Munich, cette gigantesque pointe d’acier de plus de 200 metres de
haut, que au passage, je vois de ma chambre. Après avoir été embarqé par un
ascenceur énorme se déplacant à quelques 7 metres par secondes, une vue inouie
de Munich se découvre alors devant vous.
Elle a été dans mon cas un peu gachée
par la présence d’un brouillard de très haute altitude à l’ouest, masquant le
coucher de soleil pour lequel je m’étais déplacé. Mais cette visite m’a permis
de prendre conscience d’un truc beaucoup plus amusant et trippant (donneur
d’hadrénalyne, je traduit pour mes GGP qui lisent cette news (Gentils
Grand-Parents)). La vue que vous découvrez sur cette photo, est prise à très
exactement 185 metres du sol… Voici une vidéo prise du haut de la tour :
Olympia Turm
envoyé par kirilover
Or vous le savez pour la plupart d’entre vous,
nous avons décidé, un ami de Montpellier et moi, d’effectuer un saut à
l’élastique depuis le pont de l’Artuby, dans le Verdon. Ce pont est le site le
plus haut d’Europe pour pratiquer le saut à l’élastique : un aqueduc de
200 metres de long enjambant une vallée étroite, et culminant à plus de 200
mètres de haut, permattant une chute de 180 metres, precisement !!! Vous
découvrez ainsi avec moi la hauteur qui va me tendre les bras très
prochainement, j’en frissonne d’avance, hihihi.
Cette semaine,
j’ai pu aussi avec des amis du boulot jouer pour le première fois de ma vie au
snooker, ce billard gigantesque avec plein de boules rouges et 6 autres boules
de couleurs. Cette expérience fut bien sympa, même si je me suis fait laminer
la geu…. Je veux dire, fait battre à plat de couture :D.
En bref, le reste
de l’actualité est dominée par mes déboires en sports. Le week-end dernier,
j’ai voulu participer à l’entrainement de frisbee, dans le jardin anglais, mais
l’équipe n’était pas là, par manque de participants. Je me suis alors prélassé
dans ce superbe jardin, dont voici quelques photos. L'épaisse couche de neige et le ciel couvert témoignent de la dureté de l'hiver Munichois...
Les catégories de voiture
garées au parking vous laissent comprendre le niveau de vie Munichois. Tiens
d’ailleurs, aujourd’hui, devant chez moi, s’est trouvée une voiture que je n’ai
malheureusement pas eu le temps de prendre en photo. Le temps de remonter chez
moi pour prendre mon appareil, elle était partie : une porsche de course, peinte en bleu clair, avec une grosse
rayure rouge et un gros 1 sur les portieres et le toit. 1m-1m20 de haut, un
capot remarqable, des pieces d’acier du moteur visible depuis la fenetre
arriere, un vrai monstre !!!! On se serait cru dans le fameux Need For
Speed, ce jeu de course. Ha c’est vraiment bete de ne pas avoir eu le temps de
vous la prendre en photo.
Pour finir, je me
suis probablement fait un claquage d’un muscle de ma jambe droite. En effet,
depuis 4 jours, je marche avec difficulté, mais j’attribuais cette douleur à de
simples courbatures. Aujourd’hui, j’ai réalisé que la visite d’un spécialiste
s’imposait. J’ai en effet décidé, comme tous les samedis, de me lancer dans mon
footing, un peu tard c’est vrai (il était 17h30). Immédiatement, je ressent la
même douleur que celle qui m’a aggacée la semaine derniere, en bas du tibia
droit, sur le devant de la jambe, à la jonction avec la cheville, m’empechant
d’incurver trop fortement mon pied droit. Apres 10 minutes de course, je
m’arrete et décide de rebrousser chemin. Puis finalement je repars, en pensant
que cette douleur allait passer, une fois mes muscles réchauffés par l’effort.
C’est effectivement ce qui se passe. La première demi-heure se passe très bien,
j’ai un bon rythme, et je ne sens quasiment pas ma jambe. Mais à la moitié du
tour (donc vers le 7eme km), le douleur revient de plus belle, me forcant qq km
plus loin, à m’arreter totalement. Je reviens alors, en pleine nuit, en trotinant et en boitant
vers chez moi, en coupant à travers le parc. C’est vraiment bizarre. J’ai
souffert le martyr pour revenir, vraiment je n’ai jamais eu aussi mal, même les
crises de ya 6 ans où on avait pensé aux calculs réneaux ne m’avaient pas fait aussi mal. Et pourtant
je peux maintenant encore marcher, en sentant le muscle bien sûr, mais je peux
marcher. Est-ce donc un claquage, un dechirement, ou une simple courbature un
peu sévère ? Je ne sais pas, mais donc je vais aller rendre une ptite
visite à un GD (gentil docteur) lundi matin, car ca commence un peu à
m’inquiéter. J’espere en tous les cas que cela ne compromettra pas trop
longtemps mon entrainement.
Voilà pour les
nouvelles, je serai ravi bien sur si je pouvais lire des votres de temps à
autres. Bien sûr il y a les coups de fils réguliers avec mes parents, mais des
nouvelles longues de vous tous, ma ptite famille et mes GA (gentils amis)
serait magique. En tous les cas, j’espere que la joie de lire et de dire a été
satisfaite, et si c’est le cas, je voudrai saluer directement mon père, de qui
je tiens visiblement cette facon très spéciale d’écrire.
J’vous adore.
Julien
18 février 2007
Des vidéos marrantes
Vous voulez rigoler un coup? visitez moi ce site sur des vidéos avec des insectes, tout en image de synthese, trop bien fait, et super poilant !!!
http://www.minuscule-dvd.com/videos
Kiss
15 février 2007
Les premières photos de Munich !!
Salut tout le
monde !!
Bon alors vous le
savez tous, la disproportion a dimensionné mes journées en ces premiers jours à
Munich. Il est maintenant temps de vous compter quelques nouvelles de plus,
mais cette fois la motivation me manque pour créer un style à cette news,
surtout que en fait, ben heu, j’irai bien me regarder Reservoir Dogs sur
l’ecran géant dans mon salon, donc en gros je vais faire court cette fois-ci,
une fois n’est pas coutume…
Les premiers
jours, j’ai donc été hébergé chez Marianne, donc voici quelques photos, devant
sa superbe cuisine américaine par exemple
. Vous pouvez également découvrir
Miaou, le chat squatteur qui vient manger et roupiller a tour de role dans
toutes les baraques du coin
. Voici également le superbe salon de Marianne
, et
enfin la chambre ou j’ai été gracieusement hébergé pendant 10 jours
. C’est
celle de Caroline, et vous ne manquerez pas de remarquer, Sébastien et
Laetitia, que la lampe du plafond ressemble étrangement exactement, de facon….
disproportionnée (yen a qui suivent ca fait plaisir), à la votre.
10 jours après
mon arrivée, j’ai enfin pu emmenager dans mon appartement, et je vous laisse
découvrir le palace. Tout d’abord le quartier
. Amalienstrasse, ca signifie
quartier étudiant et dynamique dans le jargon Munichois, et j’ai pigé pourquoi.
En gros c’est le quartir latin de Munich, avec ses librairies tous les 20
metres
, ses restaurants Thai, italiens et végétariens, et ses pubs aux
ambiances raffinées ou franchouillard !!!
L’immeuble
ensuite
. Un style superbe, d’un rouge qui plairait à Marie, et dont les tons de
pierre vous emmenent tout droit dans une évasion transubherzienne de troisème
type (bien sur !). Vous remarquerez que j’habite au dernier étage, sous
les toits. Puis l’escalier, avec ses 110 marches larges, en bois, bordées de
rampes en bois et de peinture, là aussi rouge et blanche, vous ramenent sur
terre en coupant soudainement cette évasion citées qq mots ci-avant…
Une fois
arrivé en haut, creuvé, surtout après un bon jogging ou qq bieres, vous poussez
alors la porte du plus beau palace de colocation que j’ai jamais connu !
Les 155 metres
carrés de cette demeurent sont entamés dès l’entrée par un salon gigantesque,
bordé d’un long canapé en coin
. En penetrant de facon molusquante dans cette
voute luxueuse, votre regard dévie tendrement vers le coin diametralement
opposé à votre pif rougi par le froid munichois pour amener vos yeux vers un
écran dont la taille, citée qq lignes ci-précédemment, vous fait tout a coup
quelques frissosn sur les poils éparses qui piccotent votre corps charnu
!
L’affiche qui domine cette écran de projection un peu plat vous dit long sur le
plaisir que je vais prendre à regarder mon film une fois cette news achevée….
Mais plutot que
de partir, je sens finalement que je vais allonger cette news. En effet, je
pianote en ce moment precis sur mon clavier de portable qui, vous l’aurez noté
de par ma nationalité aquise par le biais de mes parents ayant, d’un gout
revolutionnairement divin, décidé de m’acquérir en un jour lointain de 24 Mai
1983, me propose une harmonie d’agencement de lettres, de symboles et de
chiffres me permettant, en un minimum d’efforts et de fautes d’orthographes, de
m’exprimer par une prose lourde et un peu longue à lire…
Donc, en
rebroussant chemin dans cet imense appart, vous retournez dans le couloir, pour
allor vous diriger vers la cuisine et les toilettes. Je n’ai pas jugé
necessaire de vous faire visiter les toilettes, qui d’ailleurs ne sont pas
chauffés, ce qui rend parfois difficile l’urination, pour peu que la neige et
le gel aient décidé de vous la raccourcir… Bref, vous entrez dans cette
minuscule mais fonctionnelle cuisine
. 9 m2 où sont entreposés 2 frigos, un
congélateur, 4 plaques électriques, 1 four, 1 micro-onde, un lave vaiselle, un
lave linge, une cafetiere, une theiere, et surtout, hyper important, une
machine à croque monsieur, hummmmmmmmmm !!
Ha et puis
bonjour Flo d’ailleurs, un de mes colocs allemand ! Tout à l’heure, dans
l’escalier, vous avez pu apercevoir Henric, un autre de mes coloca allemends.
En tout nous sommes 5, dont 2 francais.
Le deuxièle
francais d’ailleurs, possède la chambre la plus grande, et aussi de loin, la
plus bordelique
. Il s’appelle Jean, alsaciens et très sympa.
En face de son royaume se
trouve la salle de bain, avec une bainouare, s’il vous plait
!!!! Puis au
fond se trouve les 3 dernières chambres, celle de Flo, celle de Lili, et la
mienne. C’est la plus petite mais sa taille me convient à merveille.
Le matelas
est posé à même le sol, mais cette disposition de dérange guère, ni mes
cervicalles, ni mon (petit) cerveau, qui peut s’endormir sur tout ce qui roule
ou/et ce qui est mou… La vue de ma fenetre ne mene pas bien loin, mais elle me permet de profiter du soleil en soirée (plein ouest). Les rangements existent, le bureau est bien agencé et les murs larges m'ont permis d'accrocher des photos de vous tous un peu partout, gros bisous !
Vous vous
demnadez peut-etre comment se passent mes débuts à Munich (ou pas). Et bien,
depuis ma derniere news, tout se passe bien. Je synthétise toujours mes
composés à partir d’isocyanides en réaction en mutli composant, pour le compte
d’un client exterieur. Nous sommes 4 dans mon équipe, et on carbure bien tous
les jours, maniant alternativement des colones de silices sur éluant plus ou
moins polaires, des rotavap a vide poussés, des Hoch vaccum à des vides encore
plus poussés, des extractions, des séchages, de l’acétone à n’en plus pouvoir
pour laver tout ca, bref de la synthèse orga pure de dure, le truc de véritable
bourrin. Les chaussures que je me suis acheté exprès pour manipuler ont déjà,
en 2 semaines à peine, de multiples taches, ma blouse est passé du blanc extra
blanc à beige extra noir, et mon pantalon de treilli enchaine les taches les
plus redoutables. Tiens pas plus tard qu’aujourd’hui, je me suis renversé qq
flaques d’acétone dessus. L’acétone est un liquide que tout le monde utilise,
partout dans le monde, dans tous les labos de chimie, pour nettoyer et secher
la vaiselle en verre, car il s’évapore très vite. Le seul problème, c’est que
lorsqu’un petit boulet dans mon espèce s’en renverse sur les doigts, ca finit
par lui exploser les terminaison nerveuses, à très très long thermes (en
années). Une protection par les gants n’est pas effiace à usage intense, car
l’acétone finit par tout trouer. Et c’est la meme sur les fringues. Donc là,
avec mon pantalon, il me reste 2 choix. Si je ne le lave pas, il restera de
plus en plus crade, mais il restera en un seul morceau. Par contre, si je le
lave, la combinaison de l’eau chaude, de la lessive, et de l’acétone qui est
resté accroché au tissu va tout simplement se faire dissoudre le tissus. En
gros mon treilli ressemblera à une passoire. Donc bon je crois qu’on peut dire
qu’il est foutu, et donc je ne le laverai que lorsque ca deviendra vraiment
nécessaire.
Pour la vie a
coté, tout va très bien aussi. Je me suis trouvé une équipe d’ultimate frisbee,
avec que des allemands, et pas mal d’étudiants. 2 notemment parlent très bien
francais, donc ca nous permet de nous entrainer à parler chacun dans la langue
opposée. L’équipe joue très bien, et j’y ait rejoué pour la première fois
depuis 8 mois hier seulement. Donc j’ai du retard à rattraper mais je sens que
je vais me faire plaisir. Le dimanhe, ils s’entrainent juste à coté de chez
moi, au Englisher Garten, parfait ! Ha et puis, avant mon départ pour
Munich, j’avais entendu dire que les allemands ne sont absolument pas pudiques,
et il m’est aujourd’hui possible de confirmer cette information avec une
assurance telle que même la MAIF n’arrivera pas a être plus convaincante que
moi, militant forcené de la persuasion. Bref, hier, en me changeant dans les
vestiares, les mecs de l’équipe se dévoilent dans leur plus stricte intimités,
et continuent à me parler comme si de rien n’était, leur instrument se baladant
au grès des courants d’air et des mouvements de balanciers induits par le
mouvement alternés de leurs jambes. C’est….. bref….. voilà quoi !
Pour les sorties,
je ne m’y suis toujours pas vraiment mis, mais la semaine dernière on s’est
bien fait plaisir avec les amis du travail. Pour vous mettre minable à Munich,
il vous faut les ingrédients suivants. Par mettre minable, chacun aura compris
atteindre un état second, voire tertiaire, voire même quaternaire pour
certains, révélateur de l’ingurgitation d’une quantité de liquide contenant de
l’éthanol en proportion variée, et dont cette quantité de rime pas avec la
définition usuelle du mot résonnable…
Donc petit 1, il
faut aller dans un bar à cocktail qui vous fait des moitié prix de 6 heures à 9
heures. Et en Allemagne, quand on dit coktail, on ne pense pas le petit verre
de nutella reconverti, avec plus de glace, de palmier de de fruits confis que
d’alcool, non non, on pense aux verres communément utilisés dans cette contrée
lointaine pour s’envoyer dans l’estomac des quantités faramineuses de bières,
je veux bien sûr parler des chopes. Bon, pour les coktails, ca va, il ne
prennent « que » des demi-litres, mais quand vous voyez arriver le truc
sur la table, ca fait quand même un léger choc. Et le choc est amplifié
lorsque, à la deuxième tournée, la serveuse s’apercoit qu’un des nos potes
n’est nullement personne d’autre que son coloc lui-meme. Je l’ai déjà dit dans
la news citées ci-auparavant, j’ai les deux fesses entourées de pates, pour
parler poliment. Tout a coup donc, l’éthanol semble prendre le dessus sur le
gout de la noix de coco, ou de la peche…
Puis petit 2,
lorsque une force submersive vous envahit à la sortie de ce bar, que vous
commencez à perdre votre sens de l’orientation, il faut connaître les bonnes
personnes capables de garder le nord alors qu’elles sont à l’ouest (ouarf
ouarf, trop bonne), et qui vous emmenent tout droit à l’endroit le plus visité
de Munich, apres les musées : la HofbräuhHaus, aussi appelée maison de la
bière. Vous découvrez alors avec joie les réalités de la Bavière : un hall
immense, bordé de sculptures superbes, très joliement carrelé et envahi de
tables et de banc en bois. Au milieu joue un groupe de musique local, vous
croisez des serveuses blondes avec 4 masses dans chaque main (vous savez les
masses, ces chopes de 1 litre….), des vendeuses de brezdzels, des photographes,
mais tout d’abord vous foncez aux urinoirs, chauffés ceux-là, contraiement à
chez moi, pour vous soulager de ce litre de coktail, mais surtout pour vous
préparer physiquement à la cuite qui pointe le bout de son pif, la préparation
mentale ayant été achevée pendant le trajet avec le semblant de cerveau qu’il
vous reste à ce moment là…
Puis normal,
vient le temps de commander une masse de bière et de la déguster lentement avec
ses amis dans cete ambiance magique et conviviale. Je ne parviendrai d’ailleurs
pas à la finir, et la soirée s’acheva dans une légère confusion. En sortant,
j’ai rapidement perdu mes compères, j’ai cherché pendant ¼ d’heure le Burger
King alors que j’étais juste en face, demandant aux serveurs du Mac do d’a coté
où pouvait bien se trouver un burger King, et j’ai pris le métro dans le
mauvais sens…. Il n’empeche, cette soirée fut superbe, peut-etre légèrement
dominée par l’alcool, mais vous inquiétez par pour mois, je n’ai rien bu
d’autre depuis. Juste hier soir, on est allé se boire une bière avc mes colocs
au café d’en face, et j’ai alors joué du piano dans le bar, sous le reagrd
complaisant des autres clients et du patron, c’était marrant !
Ma santé, enfin,
se porte à merveille. Je fais donc du frisbee 2 fois par semaine, le mercredi
et le dimanche, et je cours le samedi pour m’entrainer au marathon, qui a lieu
maintenant dans tout pile 2 mois. Le tour du Englisher garten fait environ 15
kilometre, je peux donc engager un échauffement et un endurcissement de mes
muscles para-jambals et inter-braiens, de manière à aquérir la force, l’énergie
et le travail (force par unité de surface comme chacun sait) nécéssaire et je
dirai même indispensable, à l’accomplissement engurgital d’une quantité
pharaonique, hallucinante, dsiproportionnée en fait, de kilomètres, tout ca
parce qu’un crétin de grec à cru bon en des temps reculés de porter une torche
pour en creuver sur la fin. Cet entrainement contrecarerra, je pense plus que
je ne l’espère, la nourriture quelque peu grasse cuisinée ici.
Enfin bref,
passons…
J’espère que vous
allez tous aussi bien, voir mieux en fait, que moi. Je vous embrasse tout plein
tout fort, et que mes bisous tranfrontériens atteignent vos joues suaves et
delicates d’une douceur fragile.
Juju





























